Economie
La RDC bien partie pour réussir le pari de son industrialisation ( Julien Paluku)
Le ministre de l’Industrie, Julien PALUKU KAHONGYA, et son homologue de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, ont co-animé ce mardi 31 octobre dans la salle de la presse de la RTNC1, un briefing presse autour de « Réformes engagées dans le secteur de l’Industrie : bilan et perspectives ».
Julien Paluku a dans son mot introductif, rappelé la volonté du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, lors de son premier discours sur l’État de la nation, à faire développer le secteur de l’industrie en RDC. Le gros du travail a été de subdiviser la RDC en six zones industrielles notamment celle de Kinshasa, l’ex-Katanga, l’espace Kasaï, l’espace Kivu, l’espace ex-Oriental et l’espace de l’Équateur.
Le ministre de l’industrie a souligné qu’il a été impératif dès son arrivée à la tête du ministère de l’industrie d’interroger l’histoire, ensuite mettre en place une politique industrielle.
« On ne peut pas diriger un secteur sans qu’il y ait une politique qui constitue la boussole à suivre », a-t-il dit.
Julien Paluku a, dans la foulée, rappelé les fondamentaux de son ministère. Après la politique culturelle, des axes ont été définis notamment la gouvernance administrative du ministère, celui de comment faire de la RDC un pool important de développement économique et celui de comment attirer des investissements vers la RDC. Dans la suite du travail, un plan directeur d’industrialisation a été élaboré.
« C’est comme ça qu’on a élaboré en 2021 le plan directeur d’industrialisation qui est un instrument de mise en œuvre de la politique industrielle et qui a six composantes principales notamment les infrastructures routières pour assurer l’interconnexion des 26 provinces, les infrastructures énergétiques parce qu’on ne peut pas industrialiser le pays sans énergie, les chemins de fer ou on a recensé tous les segments de chemin de fer qu’il faut construire avec un coût de 9.1 milliards de dollars, les zones économiques spéciales pour voir comment rendre viables nos potentiels pour que les populations se retrouvent dans nos richesses… », a souligné Julien Paluku.
Le ministre de l’Industrie a expliqué succintement le bien-fondé de chaque zone industrielle, entre autres, la zone pilote de Maluku avec l’inauguration par le Président de la République de la première usine de fabrication de carreaux et des faïences, celle d’Akula qui a la mission de reprendre toute la production agro-industrielle de l’espace Équateur et en faire un des producteurs des pneus, celle de Kishishi au Katanga avec l’accueil des premières unités de transformation des minerais.
Julien Paluku a également effleuré le développement structurel de son secteur.
« Sur le plan structurel, nous nous sommes dits qu’on doit construire les fondamentaux du ministère de l’industrie. C’est ainsi qu’aujourd’hui à part le Fonds de promotion de l’industrie, nous avons le Bureau national d’études et de planification industrielle qui mène les enquêtes industrielles, l’agence de zones de spéciales, organe de régulation de toutes ces zones qui naissent en RDC, le Conseil congolais des batteries… », a-t-il dit.
Cellule de communication Ministère des Médias et de la Communication
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
