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RDC : Alfajiri Energy confirme la signature du contrat de partage de production pour l’extraction du gaz méthane dans le Bloc Lwandjofu du Lac Kivu
Alfajiri Energy, une société énergétique canadienne à direction congolaise, a signé un contrat de partage de production (CPP) avec le Gouvernement de la RDC le 9 septembre 2023. Ce contrat confère des droits d’extraction de méthane biogénique (gaz naturel renouvelable) au fond du lac Kivu, dans le bloc Lwandjofu, en RDC.
La société a pris connaissance de certains commentaires incorrects, mensongers et potentiellement diffamatoires dans les médias au sujet de ses dirigeants, de ses plans de projet
et du gouvernement de la RDC.
Le processus menant à l’attribution du contrat pour le bloc Lwandjofu dans le lac Kivu a été rigoureux, transparent et crédible. L’équipe d’Alfajiri Energy est expérimentée et sérieuse, et le
plan du projet est bien avancé. Les récentes déclarations suggérant le contraire sont fausses. Il n’existe aucune relation inappropriée entre Alfajiri Energy et quiconque au sein du ministère des Hydrocarbures de la RDC.
Alfajiri Energy respecte scrupuleusement la législation anticorruption en vigueur en RDC et au Canada.
L’objectif d’Alfajiri Energy dans le cadre de ce projet est d’extraire le gaz en toute sécurité, de le transformer efficacement en électricité et d’apporter un approvisionnement fiable en électricité aux populations de la région du Kivu. L’entreprise déploiera une technologie canadienne prouvée dans le secteur de l’énergie pour dégazer l’eau du lac Kivu et utilisera le gaz dans une installation à haut rendement pour produire de l’électricité destinée à la consommation locale.
Une alimentation électrique fiable créera à son tour des opportunités d’emploi, réduira la déforestation, améliorera les infrastructures de santé et d’éducation et réduira les émissions
naturelles de méthane (un puissant gaz à effet de serre) du lac dans l’atmosphère.
Le potentiel social et environnemental de ce projet est extraordinaire. Le manque d’énergie fiable est la principale cause de l’extrême pauvreté à laquelle sont confrontés de nombreux
Africains et Congolais en particulier, bien qu’ils vivent dans un pays riche en ressources minérales.
Le projet Lwandjofu d’Alfajiri Energy dispose d’un plan de travail approuvé et d’une conceptioni nitiale des installations. L’équipe travaille et travaillera avec des experts des universités de la RDC et du Canada pour, entre autres, élaborer la stratégie d’exploitation détaillée et les études d’evaluation d’impact social et environnemental.
« Ce projet est très personnel pour moi », a déclaré Christian Hamuli, président-directeur général d’Alfajiri Energy. « Je suis né et ai grandi près du lac Kivu, à Bukavu, et ma famille élargie vit sur les rives du lac. J’ai obtenu mes diplômes d’ingénieur au Canada, où je travaille dans le secteur de l’énergie depuis près de 20 ans. La vision d’Alfajiri est de contribuer à la lutte contre la pauvreté énergétique en RDC. Nous le ferons un projet à la fois, en commençant par le projet Lwandjofu ».
Le Canada a une longue tradition de réussite en matière de création d’entreprises avec des équipes expérimentées qui peuvent accéder à la technologie et au financement nécessaires pour construire des projets hautement bénéfiques dans les pays en voie de développement.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
