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John Numbi : danger public pour le pays
Alors qu’ils étaient mandatés par le ministère de l’Urbanisme et Habitat pour superviser le déguerpissement dans la parcelle que continuait d’occuper illégalement le général John Numbi, en fuite, quelle n’a pas été la surprise des éléments de la police dépêchés sur le lieu de faire une découverte inédite ! La maison d’habitation était transformée en une véritable poudrière parce qu’abritait une cache d’armes de plusieurs marques dont les plus sophistiquées.
Des images de cette découverte inédite et rocambolesque dans une résidence privée d’un galonné des forces armées, actuellement recherché, ont fait le tour du monde. Les Congolais et tous ceux qui ont choisi la RDC comme leur seconde patrie, ont été stupéfaits de voir la parcelle qui servait d’habitation familiale se transformer en magasin d’armes.
Du coup, les analystes ont essayé de pousser loin leurs réflexions pour comprendre les raisons du comportement arrogant dont faisait montre l’occupant de ladite parcelle, actuellement recherché par la justice militaire. Le même comportement arrogant était également observé chez plusieurs acteurs politiques de l’ancien régime, qui agissaient sans égard à l’endroit du nouveau leadership.
*Sur quoi était basé leur arrogance ?*
Préparaient-ils un coup fourré contre le pouvoir légalement établi ?
Toutes ces questions taraudent les esprits au regard de cette découverte horrible qui n’est pas la première, parce que des armes avaient été aussi trouvées dans la résidence du même fugitif à Lubumbashi. Et le comportement dépourvu de courtoisie et élégance dont les sociétaires de l’ancien régime faisaient preuve, vient renforcer la conviction des analystes que quelque chose de peu catholique était en préparation contre le pouvoir établi.
Face à cette situation, qui n’est pas la première, puisque plusieurs autres surprises désagréables avaient été enregistrées à travers le pays, il y a nécessité et urgence de procéder à la fouille systématique de toutes les résidences privées qu’occupaient ou qu’occupent actuellement des personnes ayant joué un rôle clé dans les arcanes du pouvoir pendant le régime passé, aussi bien les militaires, policiers que les dignitaires civils.
C’est par-là qu’il faudrait également comprendre le pourquoi de la prolifération des armes dans la partie Est du territoire national, avec pour conséquence : la naissance des groupes armés qui sèment mort et désolation dans cette partie de la République dont deux provinces sont placées depuis le mois de mai sous l’état de siège.
En tout cas, les autorités devraient prendre la question très au sérieux et la traiter avec diligence. Car, la découverte faite dans les résidences de John Numbi à Lubumbashi et à Kinshasa invitent à la prudence maximale. Elle est en réalité l’arbre qui cache la forêt. La sûreté de l’État et la sécurité des Congolaises et Congolais en dépendent.
Dom/Le Phare
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
