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Bukanga-Lonzo: bientôt le procès public de Matata !

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Le procès de l’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, dans son volet relatif au détournement présumé des fonds publics destinés au financement du Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, pourrait s’ouvrir dans les tout prochains jours, à la Cour Constitutionnelle. C’est ce qui ressort des dernières nouvelles, lesquelles font état de la clôture de l’instruction par le Procureur général près cette cour, et de son transfert à son juge naturel pour fixation.

Selon des informations en circulation dans les milieux judiciaires, le procès de celui qui arbore encore la casquette de sénateur et qui prétend jouir encore pleinement de ses immunités, au motif que leur levée par le bureau du Sénat ne concernait pas le dossier de Bukanga-Lonzo mais plutôt celui de l’indemnisation des opérateurs économiques victimes de la « Zairianisation » (nationalisation) intervenue en 1973, Matata Ponyo pourrait être appelé à la barre avant l’ouverture de la session ordinaire du Parlement, prévue le 15 septembre prochain.

On laisse entendre également que pour la bonne édification de l’opinion publique sur les tenants et aboutissants du sulfureux dossier de Bukanga-Lonzo, dans lequel l’Etat congolais avait englouti des millions de dollars américains dans le tonneau de Danaïdes, ce procès serait retransmis en direct, à la RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise), un peu à l’image de celui de Vital Kamerhe, l’ancien Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, occupé aujourd’hui à purger une peine d’emprisonnement de 15 ans, dont une année déjà consommée. Il lui était également reproché au précité le détournement des deniers publics dans le programme de 100 jours du Chef de l’Etat relatif à la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de base à travers le pays.

A l’instar de Vital Kamerhe aussi, l’ancien chef du gouvernement congolais entre 2012 et 2016 s’agite sans arrêt dans les médias comme dans les réseaux sociaux. Sa dernière ligne de défense se fonde à la fois sur la contestation de l’option du Procureur général près la Cour Constitutionnelle d’engager des poursuites judiciaires contre lui dans le dossier de Bukanga-Lonzo pour cause de non-levée, selon lui, de ses immunités parlementaires, mais aussi sur son état de santé préoccupant (empoisonnement), lequel exigerait son évacuation sanitaire d’urgence à l’étranger.

A en croire Matata Ponyo, les effets du poison auraient affaibli ses facultés physiques et mentales, au point qu’il lui serait difficile de se défendre devant cette haute Cour. A cet effet, ses avocats annoncent avoir déposé une requête en inconstitutionnalité contre la décision du Procureur général près la Cour constitutionnelle portant fixation de son dossier devant cette dernière juridiction.

Mais nombre d’observateurs pensent qu’Augustin Matata Ponyo, qui paraissait pétillant de santé lorsque la plénière du Sénat avait rejeté la requête du Procureur général près la Cour Constitutionnelle sollicitant la levée de ses immunités, use des manœuvres dilatoires pour échapper aux poursuites judiciaires.

L’on pense que s’il n’a rien à se reprocher, il devrait apporter les preuves de son innocence devant le prétoire.

Pour ce qui est de ses problèmes de santé, d’aucuns s’étonnent qu’il réclame à cor et à cri son transfert à l’étranger alors que s’il avait, pendant ses quatre années passées à la Primature, songé à doter le pays d’infrastructures hospitalières dignes de ce nom, sa prise en charge sanitaire ne poserait aucun problème.

A ceux qui soutiennent qu’il serait victime d’un procès politique, on répond que des proches du chef de l’Etat, dont Vital Kamerhe et Orly Ilunga, déjà condamnés, d’une part, et d’autre part, Eteni Longondo … sont également poursuivis en justice, au nom de la chasse aux antivaleurs.

Kimp/Le Phare

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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