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Ituri : Un présumé ravitailleur de la milice « Zaïre » arrêté avec des tenues du M23 à Mongbwalu 

Le nommé Kambale Kasayi Faustin, présumé ravitailleur de la milice Zaïre est aux arrêts en province de l’Ituri depuis le 18 juin 2023. Considéré aussi comme officier de liaison entre le M23 et le fameux groupe d’autodéfense « Zaïre », ce Congolais a été présenté, ce lundi 19 juin 2023, par les FARDC au gouverneur de province, entouré du comité provincial de sécurité et quelques habitants curieux.

Arrêté à l’entrée de Mongbwalu, en provenance de Pluto à Djugu, ce dernier a été surpris avec des treillis militaires, dont ceux du M23. Son sac contenait aussi des chanvres, et autres stupéfiants.

Des informations recueillies par des limiers de l’armée révèlent que ce personnage seraient en collaboration avec certains leaders du Zaïre, notamment Gauthier, Marine, Chiro, Saudien, etc.

Un joli coup de filet des forces armées de la RDC qui trouve aussi écho favorable chez le Lieutenant-Général Luboya N’Kashama. Le gouverneur militaire, félicite ses éléments particulièrement ceux basés à Mongbwalu.

Au moment où les efforts sont fournis pour mettre fin à l’activisme des groupes armés locaux comme étrangers, les saboteurs se déploient eux aussi pour réduire à néant ces efforts. Mais Luboya rassure que « tous les criminels seront anéantis ».

“Les enfants de l’Ituri ont assez souffert. Il n’y a pas un peuple qui a souffert plus que des Ituriens”, estime celui qui dirige cette province sous état de siège depuis plus de deux ans.

Peu avant, l’autorité provinciale présentait, après l’attaque meurtrière du site de déplacés de Lala, des images des tenues distribuées aux éléments Zaïre lors d’une réunion tenue entre ces miliciens à Dala (Djugu).

Des images corroborées ce jour après l’arrestation de Kambale qui se veut aussi « moralisateur» de la troupe Zaïre.

Depuis l’avènement de l’état de siège en mai 2021, plusieurs présumés criminels ont été arrêtés par les forces armées ou la police et présentés devant le comité provincial de sécurité. De l’autre côté, la prison centrale se plaint du surpeuplement suite à la lenteur dans le traitement des dossiers de certains prévenus, détenus à ce lieu, gonflant l’effectif et impactant notamment sur l’alimentation.

Verite Johnson via/BUNIAACTUALITE.CD