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Kinshasa : construction des saut-de-mouton, le transport en commun revu à la hausse sur certains tronçons
Depuis qu’ont été lancés les travaux de construction des saut-de-mouton dans certains points stratégiques des artères de Kinshasa, le dur se fait sentir pour les conducteurs et, c’est la population qui en paie les frais.
Non seulement les embouteillages, mais aussi la hausse de prix du transport en commun sur les artères les plus touchées par les travaux.
Jusque-là, quitter le centre-ville pour Mbudi avec des travaux sur le boulevard du trente juin et Pompage ou Kingasani avec des travaux à De bonhomme; quitter le Rond-point des huileries pour Kintambo avec des travaux sur l’avenue de Libération (ex-24 novembre) et aussi quitter le boulevard triomphal pour la fonction publique est devenu un casse-tête aussi bien pour le temps que pour l’argent.
Selon nos enquêtes, le transport du grand marché (Zando) pour Kingasani est doublé, donc 1000 fc en lieu et place de 500 fc. Grand marché vers Mbudi, c’est 700 fc au lieu de 500 fc.
Questionné sur la situation, un chauffeur de bus 207 explique : » Ça devient dur pour nous, il faut vraiment se battre pour réunir le versement journalier. Vu le nombre important d’embouteillages que nous rencontrons sur la ligne, le nombre de courses est réduit et pour nous rattraper, il faut augmenter le prix de transport sinon on est foutu. »
C’est une explication qui passe difficilement aux oreilles des usagers de ces transports en commun. « C’est de l’escroquerie tout ça; le prix du carburant n’a pas bougé, pourquoi doivent-ils augmenter le prix? Les raisons qu’ils avancent ne tiennent pas debout; les autorités doivent s’y impliquer », s’indigne un passager.
Il est à noter que cette hausse de prix du transport en commun ne concerne pas les transports en commun publics, mais des privés. L’urgence s’impose et les travaux doivent se faire aussi vite pour ne pas mettre bien longtemps la population en difficulté.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
