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Rollers/2e championnat national : Kinshasa surclasse

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Trois jours ont suffi pour la Fédération Congolaise de Roller Skating d’organiser la deuxième édition du Championnat national, du 22 au 24 juin 2019, à Kinshasa, aux stades des Martyrs et Tata Raphaël. Au finish, une mention spéciale à la ville province de Kinshasa qui, au passage, a presque tout raflé devant le dix autres provinces dans le deux versions ( Homme et Dame ).

C’est dans un climat bon enfant que la FECOROLS a clôturé ses assises en présence de plusieurs personnalités, dont la ministre du Genre et famille, Chantal Safu, qui est également vice-présidente de cette fédération.

« Je suis le plus heureux, parce que quand tu fais quelque chose et que ça réussi, tu dois être dans la joie. Le niveau était élevé, mais on n’est pas encore arrivé là où nous envisageons, mais ça viendra petit à petit avec le temps », a déclaré Jacques Lopusa, président de la FECOROLS

Voici, par ailleurs, les résultats finaux:

•Épreuve de 10.000 m/Point (Homme)

1- Ntemo Brandon (Kinshasa)
2- Etembe Benjamin (Kinshasa)
3- Bilengila Isaac (Kinshasa)

• Épreuve Slalom Speed ( Homme)

1- Kalama Danny ( Kinshasa
2- Alunga Patrick (Kongo-central )
3- Mukanya Emmanuel ( Haut Katanga)

• Épreuve 10.000 m/Point ( Dame)

1- Kanku Linda (Kinshasa)
2- Masirika Safi Bijou (Kinshasa)
3-Mvumo Sterline (Kinshasa)

•Épreuve Slalom Speed ( Dame)

1-Dinalo Elohim ( Kinshasa)
2-Mvumu Chance ( Kongo Central)
3- Masirika Safi Bijou ( Kinshasa)

• Épreuve Hauteur Pure ( Homme)

1- Ngoy Jonas ( Kinshasa)
2- Mpunga Gauthier ( Kinshasa)
3- Kakina Jucquel ( Kinshasa)

•Épreuve Marathon, 42 Km ( Homme)

1-Kakina Jucquel 1H 23′ 30″ (Kinshasa)
2- Ntemo Brandon 1 H 26′ 10″ (Kinshasa)
3- Etembe Benjamin 1H28′ 10″( Kinshasa)

•Épreuve Marathon 42 Km ( Dame)

1- Linda Nkaku 1H30’18″(Kinshasa)
2- Masirika Safi Bijou 1H3210″( Kinshasa)
3- Sterline Mvumi ( Kinshasa)

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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