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Vers un face-à-face Fayulu-Tshisekedi au Vatican
Tout comme le président de la République Félix Tshisekedi, Martin Fayulu a confirmé sa présence à la cérémonie de création du cardinal Fridolin Ambongo Besungu prévue ce samedi 5 octobre au Vatican.
Plusieurs personnalités politiques congolaises ont promis de participer à cette cérémonie où l’archevêque de Kinshasa promu cardinal à la place de Mgr Laurent Mosengwo fait partie de dix évêques qui seront officiellement créés cardinaux par le Pape François.
Autrefois alliés politiques au sein de l’opposition, le président Félix Tshisekedi et Martin Fayulu sont aujourd’hui en brouille depuis la fin de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018 qui a consacré l’ancien président de l’Udps vainqueur.
Il sied de rappeler que le 6 février 2018, Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu a été fait archevêque coadjuteur de l’Archidiocèse de Kinshasa. Avant sa nomination comme archevêque, il a occupé le poste de vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
