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Tshopo : Tentative de hold-up après l’élection de Tony Kapalata au gouvernorat, les mains noires bientôt démasquées !

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Après l’arrêt du Conseil d’État proclamant Madeleine Nikomba gouverneure de province de la Tshopo, la partie Kapalata est allée en appel de cette décision. Au cours de la plaidoirie de ce lundi 6 juin, la centrale électorale a balayé d’un revers de la main les arguments selon lesquels il y a eu irrégularités lors de vote. Les avocats de la Ceni affirment que la liste des électeurs a été bel et bien rendue publique, c-à-d affichée à la valve et ce, selon l’esprit de l’article 40 de la Loi électorale.

Cette disposition a pour objectif de permettre à ceux qui ne se retrouveront pas sur la liste des votants de saisir la centrale électorale pour correction.

N’ayant enregistré aucune contestation à ce niveau, la Ceni a organisé le scrutin du premier tour. Aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue, il devrait être organisé le second tour. Madeleine Nikomba et Tony Kapalata ont obtenu chacun 14 voix à l’issue de ce scrutin. Dans pareil cas, la loi dit que la liste ayant le candidat le plus âgé est proclamé vainqueur. C’est dans cette optique que Tony Kapalata a été proclamé élu Gouverneur de la province de la Tshopo. Un procès-vetbal a été même dressé en bonne et due forme sans enregistrer aucune contestation. Curieusement lorsque Madeleine Nikomba décide de saisir la Cour d’Appel de Kisangani, c’est en ce moment que surgit Mr Litema pour faire savoir qu’il y a eu irrégularités puisqu’il n’a pas pris part à ce scrutin en lieu et place de son premier suppléant alors que l’assemblée provinciale n’avait pas encore statué sur son retour à l’hémicycle. Ainsi donc, son suppléant était en droit de siéger valablement.

En outre, la centrale électorale fait constater que s’il ya eu irrégularités, ces dernières ne pouvaient pas concerner que le second tour, mais tout le processus. Dans ce cas, le Conseil d’État devrait annuler purement et simplement cette élection au lieu de se cramponner qu’au second tour alors que l’incriminé avait pris part également au premier tour.

Pour la Ceni, il n’y a pas eu irrégularités. Ainsi, elle demande au Conseil d’État de confirmer l’élection de Tony Kapalata en qualité de gouverneur.

De leur côté, les avocats de Tony Kapalata qui ont d’ailleurs argué sur la même ligne que la Ceni, ont par ailleurs fait savoir que la loi électorale établie que ce scrutin est en mode secret et le Conseil d’État ne pouvait en aucune manière violer la loi en cherchant à savoir quel électeur a voté pour tel ou tel autre candidat. C’est une erreur matérielle très grave commise par les juges du Conseil d’État.

Toujours dans cette optique, la partie Kapalata a proposé que si on s’en tenait à invalider la voix de Mr Ngandi, le député dont le vote fait problème, alors il faudra considérer les 27 voix qu’il faudrait divisé entre les deux candidats. Chacun obtiendrait ainsi 13,5 voix, une égalité parfaite qui ferait de Tony Kapalata Gouverneur de la Tshopo de par son âge comme le prévoit la loi. Le Ministère public a pris le dossier en communication et promis de donner son avis ce mardi, à défaut demain mercredi.

Face aux erreurs matérielles monumentales constatées dans les arrêts prononcés par le Conseil d’État pour des provinces à problèmes, le Président de l’ONG ACAJ fustige le comportement des juges du Conseil d’État qui se sont compromis en rendant des arrêts contraires aux droits. Il promet de saisir le Magistrat suprême pour dénoncer ces juges qui tout en oeuvrant au Conseil d’État servent des conseillers dans plusieurs cabinets ministériels. Il a, par ailleurs, invité le Conseil Supérieur de la Magistrature de diligenter une enquête pour identifier et punir ces juges qui ont rendu pareils arrêts lesquels ont jeté le discrédit sur l’appareil judiciaire de la RDC.

Espérons que ces magistrats vont se ressaisir et dire le bon droit. Wait and see !

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

 


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte