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Tshisekedi boucle son séjour à Goma
Le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a regagné Kinshasa le jeudi 08 octobre 2020, après son séjour à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Durant sa visite dans cette partie du pays, le président de la République démocratique du Congo a, une fois de plus, palpé du doigt les réalités dans lesquelles vivent ses compatriotes qui n’aspirent qu’au retour de la paix.

A Sake, Félix Antoine Tshisekedi a d’abord inspecté les travaux de construction du pont Kihira, infrastructure d’une importance stratégique car reliant la ville de Goma aux territoires de Masisi et Walikale, ainsi que la province du Sud Kivu. Sa destruction prive Goma, et même Bukavu, des produits alimentaires.

Pour eviter une crise alimentaire, le Président de la république a donné des instructions pour que les travaux de construction du nouveau pont Kihira soient bien réalisés. Aussi a-t-il promis des moyens supplémentaires pour que l’ouvrage soit prêt dans les prochaines semaines.

Devant la population rassemblée au centre de Sake, le Chef de l’Etat a lancé un appel à la paix en direction des groupes armés appelés à la démobilisation. Pour suivre de près le nouveau plan de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire (DDRC) ainsi que le processus de paix, il a promis de revenir à Goma dans les prochaines semaines.
Après Sake, le Chef de l’Etat est passé à Mubambiro (23 km de Goma) pour visiter des ex-rebelles démobilisés et cantonnés dans ce camp. Au cours d’une causerie morale avec ces ex-combattants, le Président de la République leur a rassuré à propos de l’amélioration de leurs conditions de vie et favoriser leur réinsertion sociale.

Minembwe…
Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi 9 octobre à Goma, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé la décision de surseoir toutes les décisions prises sur Minembwe dont l’érection au statut de commune rurale a suscité des remous au sein de l’opinion nationale.
« Pour moi, le salut du peuple est la loi suprême. Je ne peux pas laisser mon peuple en danger. J’ai décidé d’annuler ce qui a été fait jusqu’ici pour Minembwe », a déclaré en substance le Président de la République devant les chevaliers de la plume et du micro.
Il a annoncé la mise sur pied d’une commission des experts scientifiques non originaires, avec la mission de retracer toutes les limites du territoire. Ces experts travailleront avec l’appui des autochtones. En attendant, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a mis en garde contre toute campagne de manipulation de la population.
En ce qui concerne les opérations de DDRC des ex-combattants, le Chef de l’Etat y accorde une attention particulière. Et il a affirmé avoir obtenu un financement de 50 millions de Dollars américains. A ce sujet, le Président de la République a annoncé la nomination, dans les prochains jours, d’un coordinateur du programme DDRC qui dépendra directement de la Présidence de la République.
Sommet de Goma…
Ouvert le mercredi 07 octobre 2020, le mini-sommet quadripartite de Goma a vécu, apres 3 heures d’échanges par visioconférence.
Dans le communiqué final sanctionnant la fin des travaux et lu par la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza. les chefs d’Etat ont réaffirmé leur volonté de conjuguer leurs efforts visant à éradiquer les forces négatives et les groupes armés opérant dans la sous-région des Grands Lacs.

Ils ont condamné l’activisme des forces négatives dans la sous-region des Grands Lacs, et ils ont exprimé leur volonté de militer pour le renforcement des capacités de mécanismes existants dans la sous-region, afin de couper les forces négatives des sources de financement de leurs activités et de lutter conjointement contre les réseaux maffieux, tant régionaux qu’internationaux, qui contribuent à l’exploitation et au commerce illicite des ressources naturelles dans la sous-region des Grands Lacs.
Dans son allocution de clôture, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a exprimé sa gratitude à ses homologues Joao Lourenco de l’Angola, Yoweri Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda pour leur disponibilité et la qualité des échanges. « Dans le contexte actuel, il n’y a nullement d’alternative à la conjugaison des efforts pour relever ces nombreux défis et mettre un terme à des cycles récurrents de violences armées qui insécurisent l’avenir de nos Etats et de nos populations »,a-t-il déclaré.
Nombre d’observateurs espèrent qu’après son séjour dans cette partie de la République, Fatshi parviendra à prendre de bonnes décisions pour pacifier la partie Est de la République démocratique du Congo.
Muamba Mulembue Clément/Congoprofond.net
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
