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Tshikapa : Des kits électoraux dans le véhicule accidenté du député Théo Kazadi ou non ?
L’affaire de la découverte de plus 40.000 fiches et 40.000 cartes d’électeurs vierges dans une jeep accidentée lundi à Tshikapa et appartenant au député Théo Kazadi continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive.
Les quatre morts enregistrés après la collision entre le véhicule de cet élu de Tshikapa et un bus ainsi que les blessés sont complétement éclipsés par ce qui est perçu, par certains, comme la preuve de la planification des fraudes électorales en amont, avant l’échéance du 20 décembre 2023, date de la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales.
La thèse de l’existence des fiches et cartes d’électeurs vierges que détiendraient des privés est d’autant accréditée que pas plus tard que la semaine dernière, le staff de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a fait état de l’arrestation, à Kinshasa, d’un voyageur en provenance de l’intérieur, sur qui étaient trouvées plusieurs dizaines de cartes d’électeurs vierges.
Pendant que les spéculations vont bon train, depuis lundi dernier, au sujet de l’implication du député Théo Kazadi dans un présumé trafic de fiches d’identification et de cartes d’électeurs, un démenti est tombé ce mercredi, signé Alain Tshisungu, ministre provincial de l’Intérieur au Kasaï.
A l’en croire, aucun kit électoral – ni fiche d’identification et d’enrôlement, ni carte d’électeur, encore moins un matériel d’enregistrement n’a été trouvé dans le véhicule du député incriminé. Il s’agirait d’accusations sans fondement.
La question à se poser à présent est de savoir de quel côté se trouve la vérité. En attendant, le dossier reste ouvert.
Le Phare
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
