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Société

Enrôlement des électeurs : La CENI accorde 15 jours supplémentaires à l’aire opérationnelle 2

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Après l’expiration du délai réglementaire de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans l’aire opérationnelle 2, ce jeudi 23 février 2023, la Commission Électorale Nationale Indépendante décide, à travers un communiqué de presse, l’ajout des 15 jours de récupération en faveur de cette zone.

Donc cette opération ira du 24 février au 10 mars dans les 9 provinces de la 2em AO dont : Haut-Katanga, Haut-Lomami, Tanganyika, Lualaba, Kasaï, Kasaï Oriental, Kasaï Central, Lomami, Sankuru, y compris l’Afrique du Sud, la Belgique et la France.

Justifiant la prise de cette décision, la CENI avance le retard enregistré dans le déploiement du matériel dans certains centres d’inscriptions d’une part et d’autre part le fait que certains centres d’inscription de cette aire opérationnelle connaissent encore une grande affluence des requérants à la date prévue pour la clôture.

La CENI note, en outre, qu’elle attache une importance à l’inclusion sur la liste électorale de tous les Congolais remplissant les conditions requises.

Tout en invitant tous les Congolais en droit de voter, habitant les provinces et les pays concernés à s’enrôler aux centres d’inscription les plus proches de leurs résidences, à l’intérieur de leur groupement ou commune pour ceux résidant au pays, d’une part et aux Ambassades pour les résidant à l’étranger, d’autre part, la CENI désapprouve et condamne, avec la dernière énergie, le « nomadisme électoral » autrement appelé « déportation des électeurs » en ce que cette pratique biaise la représentation et affecte la participation des électeurs le jour du vote.

JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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