mbet

Connect with us

À la Une

Tribune : Policiers congolais, agents de l’ordre ou de désordre ? ( Par Christus Martin de Porrès)

Published

on

Cette réflexion est un fruit de la méditation philosophique faite pendant notre arrestation inopinée, agressive et sans mandat pendant la nuit pluviale du 25 novembre 2021; précisément au-dedans d’un local gouverné par les moustiques et d’autres insectes du genre à détester. Nous nous demandons dans cette étude, si les policiers congolais sont des agents de l’ordre ou du désordre. Ainsi, pour que notre entreprise tienne à ces coups forts, nous nous proposons de faire une analyse philosophiquement aiguisée, non seulement pour notre cas, mais aussi et surtout pour plusieurs cas entendus, vécus… Toutes les démarches seront entreprises sans la moindre idée d’accuser ou de culpabiliser la police congolaise, simplement et justement pour étaler à la grande lumière de la raison les constats amers que fait tout le peuple; en vu du changement total de cet axe de vie sociale qui vaut plus que de l’or au Congo.

Normalement, nous savons que la police nationale congolaise (P.N.C.) a été créée le 22 avril 1997 pour remplacer Sosa boy la gendarmerie nationale et la Garde civile. Elle a pour rôle d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions. Maîtriser les flux migratoires et lutter contre l’immigration illégale. Lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue. Protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme ( voir le Rôle de la Police Nationale congolais dans le contexte de la décentralisation en R.D.Congo, par Pacifique MOHINDO MAGADJU, p.600). Les policiers sont formés pour être des amis, des collaborateurs de la population qui, à son tour, a le devoir de lui donner ou lui présenter ses soucis et différents problèmes liés à sa situation sécuritaire voire son vécu. La police congolaise ( alors que Sosa boy la gendarmerie nationale ou garde civile, de ce temps) nous disaient-ils, nos parents, à l’époque ( c’est-à-dire pendant qu’ils grandissaient, vers les années soixante et/ou plus) était l’une de meilleures amitiés que la population congolaise alors que zaïroise jadis souhaitait avoir. Mais aujourd’hui, nous constatons tout un contraste réalité qui fait que la situation sécuritaire de notre pays devienne plus tarabiscoté qu’on ne puisse l’imaginer. C’est ainsi que chaque personne, ayant vécu pendant cette période là, ne chante que la gloire et fait réminiscence de son amitié avec la police ancienne, donc la Garde civile ou Sosa boy la gendarmerie nationale qui portait la robe de la gentillesse, de la courtoisie, de la rapidité concernant l’intervention, de la protection, de la défense.. bref de la vraie police.

Nous avons fini notre précédent paragraphe en disant : ” de la vraie police“. Pourquoi avons-nous dit cela, c’est parce qu’actuellement nous vivons le contraire de ce qu’ont vécu nos parents de l’époque zaïroise. Nos parents ne pouvaient pas dire NINI TOSALI TE? ( qu’est-ce que nous n’avons pas fait?) à la manière dont nous le disons aujourd’hui. Autrement dit, leur NINI TOSALI TE n’était pas jérémiade comme le nôtre. Cependant, le leur faisait référence à la joie du fait qu’ils eussent tout fait de grand, de merveilleux, de somptueux, de beau et de bien… Ainsi, pour avoir rémarqué que le quatre-vingt pour cent (80%) de la vie en société n’était que bien et bon, au point de dire Kin la belle, que nous pouvons aujourd’hui en dire Kin la poubelle, ils peuvent dire de plus bel, en constatant beaucoup de dévies de la police actuelle: SI C’ÉTAIT DANS NOTRE TEMPS

Toutefois, dans le registre de notre réflexion, la grande question que nous voulons nous poser ici est celle de savoir pourquoi ces agents de l’ordre peuvent être qualifiés des agents du désordre ? Tout comme tout autre habitant congolais, nous dirons sans crainte que c’est parce que nous assistons à des phénomènes étonnants, malheureux et déplorables de la part des policiers que nous souhaitons les qualifier ainsi. Puisque, comment imaginer un agent dit de l’ordre participer même au crime, en lieu et place de défendre la victime et d’arrêter les criminels. Comment comprendre un agent de l’ordre menotter un innocent comme s’il le méritait vraiment. Comment expliquer un agent de l’ordre qui considère la langue française comme une intimidation, pendant que le complexe est son partage. Grave encore, beaucoup d’abus que font les policiers aujourd’hui retombent juste sur la tête de leurs responsables, voire sur la tête du Président de la République dont, pour la plupart de cas, nous pouvons faire l’apologie et déclarer l’innocence.

La police congolaise hier amie de la population, aujourd’hui ennemi de la population. L’on ne peut plus supporter la couleur de la tenue des policiers. Leur présence pensant qu’elle pouvait nous rassurer d’une protection, au contraire nous nous sentons en danger de les voir chez nous. Les dangers certainement: de perdre nos biens privés, de perdre la vie à cause de leur bêtise comme il en est le cas pour beaucoup de victimes, le danger d’être menacés et intimidés… La police nationale de notre temps reste jusqu’à présent une autre unité du commerce publique au bénéfice de tiers. Ce commerce consiste à arrêter les innocents au cours des recouvrements très souvent non justifiés ou faussement justifiés, à la libération des prisonniers dignes de ce nom à cause de quelques billets, à la complicité avec les vrais criminels… Voilà pourquoi nous passons des agents de l’ordre aux agents du désordre. Mais les choses ne pourront pas demeurer ainsi, sinon l’importance de la police resterait vaine. D’où la grande question qui est même la téléologie de notre réflexion, celle de savoir que faut-il faire?

Sans avoir la prétention de tout savoir, nous pensons que beaucoup de raisons de ce mauvais changement d’appellation tiennent du fait qu’il n’ait plus une formation assidue ni une surveillance rigoureuse et permanente au sein de l’organisation de la Police Nationale Congolaise. Pourquoi disons-nous cela? C’est parce qu’il est fort étonnant d’accepter que dans une semaine l’on peut devenir policier, quelle que soit la compétence. Malheureusement, c’est  ce qui se fait déjà dans nos différents milieux. Un ancien joueur, après deux semaines nous le voyons en tenue de la police et avec une arme en main, quel danger pour la population! Ainsi, le responsable de la police nationale congolaise doit réorganiser un sérieux système d’immatriculation, de formation permanente et d’effectuer des affectations au poste à tout moment que possible.

Il faut que le gouvernement tienne compte aussi du travail que les policiers exercent, et sache combien ils méritent d’être payés pour qu’ils ne soient pas à mesure d’accepter facilement quelques billets pour être corrompus. Et le recrutement des candidats doit être bien choisi. Recruter un ancien criminel, ce n’est pas mauvais mais est-ce cela lui permettra de changer vraiment sa mentalité ou de renforcer encore sa bande, il faut y réfléchir aussi. Finalement, que chaque policier, haut gradé ou subalterne, en âme et conscience surtout, tienne compte de son sens de sacrifice pour la population, pour qu’il demeure, au-delà de toute misère, ami de la justice et non de la corruption. Ainsi donc, notre population aura la possibilité et le courage de refaire avec joie son mariage avec la police nationale congolaise. Et ce, les agents de l’ordre seront dignes d’être appelés ainsi.

Christus Martin de Porrès

Philos d’Ekosimba


There is no ads to display, Please add some

À la Une

Ituri : Peine de mort et radiation de l’armée pour des militaires impliqués dans la vente d’armes aux miliciens !

Published

on

La cour militaire de l’Ituri a rendu son verdict, ce vendredi 27 mai, dans le procès ventes d’armes et munitions aux groupes armés dans la province de l’Ituri.

Parmi les 15 prévenus poursuivis pour association des malfaiteurs, participation aux mouvements insurrectionnels et crime de guerre par meurtre, 13 ont été condamnés et 2 autres acquittés pour insuffisance de preuves.

Sur la liste des condamnés, on y retrouve 8 militaires FARDC dont 3 officiers. Ils sont condamnés à des peines de mort et sont radiés définitivement de l’armée. Parmi eux, le lieutenant-Colonel Kalegamire Marcel.

Afoyo Deogratias et Makusi Lotsove, deux autres civils poursuivis pour les mêmes faits, ont également été condamnés à des mêmes peines.

Bénéficiant de circonstances atténuantes, les prévenues Biwaga et Michiline Yenga ont toutes deux écopé de 10 ans de service pénale principale et sont sommées au payement de 250 000 FC de frais d’instance.

Ces condamnés, désormais locataires officiels de la prison centrale de Bunia, disposent de 5 jours pour interjeter appel.

Cependant, sur la liste des acquittés, l’on retrouve un officier militaire et un civil. Il s’agit du major Ngoy Kabulo et le taximan Muloko Bongi Dieudonné dont la moto sera aussi restituée.

Un arrêt de la cour salué par certains habitants de la ville de Bunia. Nombreux estiment que la poursuite des audiences contre les personnes impliquées dans l’insécurité en Ituri et leur condamnation serviront d’exemples pour les autres qui pourront éventuellement s’engager dans cette pratique.

A signaler que ce procès très médiatisé a été ouvert depuis le 25 avril 20220.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET


There is no ads to display, Please add some
Continue Reading

K-WA Advertising

K-WA Advertising