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Kwango : le directeur de cabinet du gouverneur suspendu pour immoralité

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Le gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-peti Tamata, a suspendu ce dimanche 28 novembre 2021, son chef de cabinet, Me Nkisi Adelard.

Selon nos câbles de Kenge, chef-lieu de la province du Kwango, cette suspension considérée comme mesure disciplinaire, est d’une durée indéterminée.

Le directeur de cabinet, affirment nos sources, s’est rendu coupable en livrant une bagarre avec le directeur général de la Dgrkwa (Direction Générale des recettes du Kwango), André Fwampa.

La bagarre a eu lieu, selon les informations parvenues à Congoprofond.net, dans l’antichambre du bureau du gouverneur de province.

Chose bizarre, les deux directeurs se disputeraient, selon plusieurs personnes interrogées, d’une maîtresse et cette dernière serait la fille du député provincial Depelly Waditukila Masanza, Rapporteur adjoint de l’Assemblée provinciale du Kwango.

La nouvelle de leur échange des coups s’est répandue rapidement, au regard de leur importance dans la communauté de Kenge.

A ce sujet, les commentateurs dans les réseaux sociaux, fusent de partout.

Nombreux sont ceux qui exigent la démission ou la révocation de deux personnalités pour la honte qu’elles ont fait subir à leurs institutions respectives.

C’est pourquoi, la suspension pour une durée indéterminée du directeur de cabinet est dans un premier temps saluée par plusieurs personnes.

Adelard Nkisi a été visé par les députés provinciaux, qui voient en lui un élément gênant dans l’administration de la province du Kwango.

Parmi les réseautiers, les uns voient un salut pour le gouvernorat, les autres saluent le courage de Jean-Marie Peti-peti de s’affranchir d’un homme inconscient de son statut d’homme d’État et inutilement encombrant dans son entourage.

Pourtant, une autre voix se lève pour dire que Adelard Nkisi est un mal nécessaire dans l’entourage de Peti-peti, parce qu’il se comporte comme un bon fou du Roi.

Pour cette opinion, un chef comme Peti-peti, régulièrement visé par des motions de défiance de membres de l’Assemblée provinciale, mérite un collaborateur à l’image de Nkisi Adelard pour lui mettre K.O des députés trop zélés en quête de corruption pour se faire une santé pécuniaire.

Pour l’instant, le juriste va expérimenter une vie en dehors du pouvoir en place, dans une cité-ville de Kenge impossible à vivre en homme ordinaire.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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