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Justice

Tensions juridiques en RDC : Entre l’invalidation d’un candidat par la Cour Constitutionnelle et la contradiction de la Cour d’Appel d’Isiro

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Dans le contexte électoral tumultueux de la RD Congo, les récentes décisions de la Cour Constitutionnelle et de la Cour d’Appel d’Isiro ont mis en lumière des ambiguïtés juridiques préoccupantes. Alors que la Cour Constitutionnelle a invalidé Jean Bakomito Gambu pour fraudes massive et industrielle à la députation nationale et provinciale.

Dans ce même cycle électoral, sur la base de mêmes éléments et preuves présentés, la Cour d’Appel d’Isiro a pris le contre-pied en lui donnant raison. Cette divergence soulève des questions fondamentales sur l’interprétation de la Constitution congolaise en matière électorale. Ces décisions issues des interprétations plus politiques que juridiques de la Constitution créent des fâcheuses jurisprudences.

La Constitution de la RDC, garante de l’État de droit, doit être interprétée de manière cohérente et impartiale par les différentes juridictions du pays. Cette situation met en lumière le besoin urgent d’une clarification des procédures électorales et de l’indépendance judiciaire pour assurer la crédibilité et la transparence des processus électoraux actuels et futurs en RDC.

Les citoyens congolais et la communauté internationale observent avec attention ces développements, qui soulignent l’importance cruciale de la primauté du droit dans la consolidation de la démocratie en RDC. Il est crucial que les autorités judiciaires du pays respectent et appliquent les principes constitutionnels de manière uniforme et équitable, afin de garantir la légitimité et la confiance du peuple dans le système judiciaire et politique du pays.

La RDC se trouve à un moment charnière où la cohérence et l’intégrité des décisions judiciaires sont essentielles pour préserver la stabilité et la démocratie du pays. Il est impératif que les différentes juridictions travaillent de concert pour garantir l’application juste et équitable de la Constitution, fondement de l’État de droit en République Démocratique du Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Justice

Butembo : le COVISMAKI exige justice pour les victimes des massacres de Kikyo, 28 ans après

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« Nous demandons que justice soit faite pour les victimes de Kikyo », a déclaré Junior Mastaki Milton, ce mardi 14 avril 2026 à Butembo, lors de la commémoration des massacres du 14 avril 1998. À travers cette prise de parole, le coordonnateur du COVISMAKI a réaffirmé l’engagement des victimes et de leurs familles à obtenir réparation pour ce drame longtemps resté impuni.

Organisée à la paroisse Saint Sacrément de Lyambo, dans la commune de Kalemire, cette journée de mémoire a rassemblé plusieurs fidèles, autorités locales et acteurs communautaires. Le COVISMAKI a profité de cette célébration eucharistique pour rappeler l’importance de préserver les lieux d’inhumation et de transmettre la mémoire des victimes aux générations futures.

Dans son intervention, Junior Mastaki Milton a insisté sur la responsabilité collective face à ce passé douloureux : « Chaque 14 avril, nous entretenons les tombes pour que les traces ne disparaissent pas », avant d’ajouter que « si ces massacres ont été reconnus, il est incompréhensible que la justice tarde encore à être rendue ».

La commémoration a également connu la participation de plusieurs députés provinciaux, dont Chafi Musitu, Kambale Kibakose Moïse et Christian Mafungula, venus témoigner leur solidarité. Tous ont relayé le message de justice et de reconnaissance en faveur des victimes et de leurs familles.

Des survivantes ont livré des récits poignants, à l’image de Cécile Kavira, qui a perdu son mari enseignant lors des violences. « Il a été tué par balle en tentant de fuir et enterré près du lieu du crime », a-t-elle confié, évoquant aussi les difficultés persistantes auxquelles font face les veuves et les orphelins depuis ce drame.

La journée s’est clôturée par une procession à travers les principales artères de la ville jusqu’au cimetière de Kitatumba, où des gerbes de fleurs ont été déposées au mémorial de Kikyo. Près de trois décennies après les faits, les familles continuent de dénoncer l’absence de justice pour ces centaines de civils tués ou enterrés dans des fosses communes en 1998.

Dalmond Ndungo

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