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Sauts-de-mouton : le gouvernement n’exclut pas le recours à la contrainte physique
L’evolution de la procédure judiciaire concernant le dossier des fonds sortis du Trésor Public pour financer les sauts-de – mouton était à l’ordre du jour de la 22e réunion du conseil des ministres tenue à la Cité de l’Union Africaine par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
D’entrée de jeu, le Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice et garde des Sceaux Célestin Tunda a rappelé que lors de la 20ème réunion du Conseil des Ministres, le Président
de la République avait fait état des informations qui lui parvenaient sur la
lenteur des travaux de 100 jours. A ce sujet, il avait demandé que la
lumière soit faite sur les raisons du retard de l’exécution des travaux.
Il avait fait savoir, à l’occasion des informations évoquées au Conseil des Ministres sur les éventuels abus caractérisant ces travaux, qu’il y avait lieu
d’initier un audit sur les ouvrages dits « sauts-de-mouton », et une action judiciaire à l’égard des sociétés chargées des autres ouvrages.
C’est ainsi que le Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice a donné injonction aux Procureurs Généraux près les Parquets de Kinshasa-
Gombe et Kinshasa-Matete d’ouvrir une information judiciaire sur l’utilisation des fonds publics reçus.
Agissant dans le cadre de ces réquisitions annonce le garde des sceaux congolais, les Procureurs ont entendu plusieurs personnes dont les Directeurs Généraux de l’« OVD » et l’«O.R», ainsi que les responsables des entreprises chargées de l’exécution des ouvrages, parmi lesquelles CREC 7 et SAFRICAS qui ont été retenus pendant longtemps pour leur audition. Le patron de SAFRICAS reste détenu pour des raisons d’enquête.
« Il y a lieu de relever que toutes les pièces nécessaires à la manifestation de la vérité ne sont pas encore réunies.
Il est envisagé d’entendre les concernés sur PV, dans le strict respect des droits de la défense, et éventuellement recourir à la contrainte physique s’il y a lieu » a dit Célestin Tunda dans le compte rendu.
Le Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice a rappelé à cette occasion le credo du Chef de l’Etat pour un véritable Etat de droit, avec une Justice qui doit aller jusqu’au bout des affaires dont elle est saisie, quels qu’en soient les auteurs. Il a souhaité que cette action soit le début du renouveau et de la crédibilisation de notre Justice.
Rappelons-le, le gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a pris l’engagement de finaliser ces travaux d’ici le 30 juin 2020. Ces travaux ont été lancés dans le cadre du programme de cent jours du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
Clément Muamba/CONGOPOFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
