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Mike Hammer: ” nous étions là avant le premier cas d’Ébola et nous serons là longtemps après le dernier”(Tribune de l’ambassadeur des États-Unis auprès de la RDC)

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En avril 2019, les gouvernements des États-Unis et de la République démocratique du Congo (RDC) ont établi le Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité (#PP4PP) pour souligner les domaines-clés sur lesquels nous allons travailler ensemble dans l’intérêt des peuples américain et congolais. Ce cadre se focalise sur la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la fin des violences dans l’est de la RDC, l’augmentation des investissements américains et la prospérité économique ainsi que, bien évidemment, sur la bonne santé de la population congolaise. Une composante-clé du #PP4PP est le concept de sécurité sanitaire mondiale et la conviction selon laquelle la RDC doit avoir la capacité de prévenir, de détecter et de réagir aux maladies infectieuses à la source.

L’épidémie considérable d’Ébola dans l’est de la RDC a bénéficié d’une large couverture médiatique, et ce pour de bonnes raisons. L’Ébola demeure un problème important et les Nations
Unies ont récemment élargi sa catégorisation comme urgence de santé publique de portée internationale, ce qui assure une attention et un appui international continus. Cependant, la RDC peut être fière, à juste titre, de la manière dont elle a réagi à l’épidémie jusqu’ici. Les États-Unis sont tout aussi fiers d’avoir soutenu et de continuer de soutenir ce travail. Mais, la RDC est confrontée à d’autres défis sanitaires. La récente initiative de couverture de
santé universelle du gouvernement pour améliorer l’accès, la qualité et le financement des services de santé en faveur des Congolais est louable. Le gouvernement des États-Unis a aidé la
RDC à développer son Plan Mashako pour le renforcement de la vaccination systématique—qui vise à atténuer l’impact des épidémies de polio et de rougeole actuelles, cette dernière étant la plus importante du monde. Les Etats-Unis sont le donateur bilatéral le plus important dans le domaine de la santé en RDC, fournissant des centaines de millions de dollars annuellement afin  que des millions de Congolais voient de meilleurs résultats de santé et mènent des vies plus  saines et plus productives grâce à l’appui des États-Unis.

Les agences du gouvernement des États-Unis, tels que les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et le  Coordinateur mondial pour le SIDA au Département d’État, sont des partenaires de longue date  du ministère de la santé de la RDC et d’autres entités dans la lutte contre le VIH, la tuberculose  et la malaria, afin de fournir et d’appuyer la prestation de services en faveur des femmes  enceintes et des nouveau-nés et de promouvoir la vaccination et le contrôle des maladies pour la  sécurité sanitaire mondiale.

Notre travail s’est particulièrement focalisé sur la formation de courageux professionnels de santé de première ligne. Par l’entremise de son appui de longue date au Programme de formation d’épidémiologie de terrain à l’École de santé publique de Kinshasa, le CDC a appuyé la formation de plus de 300 détectives congolais traquant les maladies qui réagissent aux épidémies  en RDC et à l’étranger. L’USAID investit en soutenant des diplômés de l’École de santé publique de Kinshasa ayant obtenu des maîtrises et des doctorats. Ces professionnels de santé hautement formés sont cruciaux pour les efforts de la RDC visant à détecter et à contrôler les épidémies ainsi qu’à assurer la prestation de soins de santé primaire de qualité sur toute l’étendue du pays. Actuellement, les programmes de santé de l’USAID couvrent approximativement ⅓ de la population congolaise, avec des interventions liées à la santé maternelle et infantile, la nutrition, la malaria et la tuberculose atteignant les communautés les plus à risque dans des régions d’accès difficile.

Le Plan d’urgence du Président des Etats-Unis pour la lutte contre le VIH/SIDA (PEFAR) a considérablement investi en RDC. Depuis 2003, le PEPFAR a investi dans la prévention, la détection, le traitement et les soins relatifs au VIH. Le PEPFAR appuie actuellement l’administration d’antirétroviraux à plus de 117.000 personnes vivant avec le VIH au Congo. Ces 117.000 Congolais vivent des vies saines et productives grâce à des investissements américains qui sauvent des vies.

L’Initiative présidentielle contre le paludisme (PMI), gérée par l’entremise de l’USAID, continue de soutenir le Programme de contrôle de la malaria de la RDC pour réduire l’impact menaçant de la malaria sur les vies des familles congolaises, à travers la distribution de moustiquaires imprégnées, en particulier en faveur des personnes les plus vulnérables à la malaria—les femmes enceintes et les enfants ; le renforcement des capacités des organisations locales et du ministère de la santé pour fournir des soins contre la malaria à tous les niveaux, y compris dans les communautés situées loin des installations de santé ; fournir des tests de diagnostic rapides pour des diagnostics de malaria opportuns ainsi que des médicaments vitaux pour le traitement et la prévention de la malaria chez les femmes enceintes dans neuf des 26 provinces de la RDC ; appuyer le renforcement du système de santé ; et fournir des formations techniques et de gestion pour la prévention et le contrôle de la malaria à tous les niveaux Par l’entremise du PEPFAR, du CDC et de l’USAID, le gouvernement des États-Unis travaille avec la RDC pour soutenir des laboratoires forts qui sont au cœur de la capacité de tout pays de prévenir, d’identifier et de réagir au VIH, à la tuberculose et à d’autres maladies. Ils sont aussi vitaux pour la protection de la santé et de la sécurité mondiales. De leur capacité à permettre des diagnostics rapides et précis du VIH à leur aptitude à identifier et confirmer les cas des maladies évitables par la vaccination, les laboratoires sont indispensables pour aider à contrôler les épidémies d’aujourd’hui et identifier les menaces sanitaires de demain.

Quand ils sont bien faits, les investissements américains dans les efforts de santé en RDC fournissent non seulement des solutions créatives à des problèmes urgents, mais ils génèrent  aussi des bénéfices excédant leur but immédiat. Bien que les collaborations initiales entre les États-Unis et la RDC fussent focalisées sur le VIH et la tuberculose, les systèmes de santé sous￾jacents que nous renforçons ensemble aident la RDC à réagir rapidement à une gamme de menaces sanitaires–qu’il s’agisse d’Ébola, de la rougeole, de la polio, de la malaria ou du  nouveau coronavirus.

 

 

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