Analyses et points de vue
Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu : le serviteur du peuple
Dans un monde où l’individualisme et l’opportunisme politique dominent, Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu se distingue comme un phare d’altruisme, un homme dont la vie entière est dédiée à l’amélioration du quotidien des siens. Chef traditionnel respecté, député provincial engagé et bienfaiteur infatigable, il incarne cette rare noblesse qui ne se mesure pas en titres, mais en actions concrètes.
Son dernier geste – un don de 50 sacs de ciment pour la construction de l’Institut Lungagbe à Dungu – n’est qu’une pierre supplémentaire dans l’édifice de son héritage philanthropique. Le Grand Chef Constant est un homme qui ne vit que pour améliorer la vie des autres. Il est la personnification même de la philosophie d’un leader authentique. Il ne prononce jamais un mot que des actes sont déjà posés.
Contrairement à tant de figures publiques qui utilisent leur position pour servir des intérêts égoïstes, Sa Majesté Lungagbe a fait de l’éducation et du développement communautaire le socle de son engagement. Son don n’est pas un simple acte de charité, mais une vision stratégique pour l’autonomisation de la jeunesse du Haut-Uélé. Alors que certains leaders se contentent de promesses, Constant Lungagbe agit.
Alors que d’autres instrumentalisent la jeunesse pour des gains politiques, le Chef Constant investit en elle. L’école, dont la construction est soutenue par ce don, n’est pas qu’un bâtiment : c’est un symbole d’espoir. Cette contribution est un levier pour l’avenir. Elle est non seulement un soutien matériel, mais aussi un encouragement à poursuivre la mission éducative avec détermination pour le bien-être de la jeunesse.
Dans une province où les infrastructures scolaires manquent cruellement, chaque sac de ciment posé est une victoire contre le décrochage scolaire, contre l’analphabétisme, contre la fatalité. La cérémonie du 14 juin 2025 n’était pas qu’une remise de dons : c’était un appel solennel à la mobilisation collective. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour nos propres enfants, pour la jeunesse congolaise.
Honorable Constant Lungagbe rehausse l’élan de l’éducation dans le Haut-Uélé. Un message qui résonne comme un écho à la philosophie de Sa Majesté Lungagbe : le développement ne se fait pas seul, mais dans la synergie des volontés. Ce que réalise ce grand Homme, de Ngilima à Dungu en passant par Isiro, c’est un héritage qui dépassera les générations. Ce don s’ajoute à une longue liste d’initiatives :
Soutien aux écoles rurales, promotion de l’agriculture locale, appui aux jeunes entrepreneurs, construction des centres médicaux, formation professionnelle, bourses d’études et autres. Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu n’est pas seulement un chef ou un élu : c’est un bâtisseur d’avenir. Son nom, gravé sur les murs de l’Institut Lungagbe, restera dans les mémoires comme celui d’un homme qui a choisi de servir plutôt que de régner.
Dans un pays trop souvent marqué par les divisions et les ambitions personnelles, le Grand Chef Constant Lungagbe rappelle une vérité essentielle : la vraie grandeur ne se mesure pas au pouvoir qu’on accumule, mais aux vies qu’on transforme. Que son exemple inspire d’autres leaders à œuvrer non pour leur gloire, mais pour celle de leur peuple. Il est sans nul doute un modèle pour le Haut-Uélé, la RDC et au-delà. Un peuple qui éduque ses enfants est un peuple qui prépare son triomphe.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
