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RDC/Tshikapa: traumatisé par le rétrécissement de son sexe, Robert Mambo est mort ce dimanche
La ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasai, est dans l’émoi ce dimanche 26 mai 2019. La nouvelle de la mort de Robert Mambo, jeune garçon de 20 ans, « victime » d’un mauvais sort d’affaiblissement sexuel, s’est répandue comme une traînée de poudre.

Ce jeune homme que CONGOPROFOND.NET a personnellement rencontré ce même dimanche dans une paroisse de l’église du message de WILLIAM BRANHAM, a fait savoir que c’est un certain Mpoyi qui est l’auteur de ce mauvais sort. » Il m’a touché par deux fois et immédiatement je me suis senti hypnotisé. J’ai senti comment mon organe disparaissait et la force sexuelle me lâcher. J’ai crié et je l’ai saisi, mais d’autres personnes avaient peur de toucher ce féticheur. Des éléments de la police sont venus le sécuriser et l’ont épargné de la justice populaire… »
Ayant choisi d’aller chercher secours dans une église afin de récupérer sa force sexuelle, Robert Mambo a fait le pénible constat que son sexe s’est amoindri et perdu toute force.

Notons que la peur règne presque partout dans la ville de Tshikapa, plus particulièrement sur la colline de Kele, les communes de Mbumba et Mabondo, dans la commune de Kanzala au centre ville de Tshikapa.
Dans les rues, les personnes évitent de se serrer les mains et de se toucher.
Pour se protéger de ce mauvais sort, les hommes se promènent avec une sorte d’herbe appelée « Kashinde ka Kabukulu « . Plusieurs sources affirment qu’elle agit comme un » antivirus » avec comme principale vertu la neutralisation des forces mystiques de ce fetiche.
Laurent Lukengu/ CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
