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RDC: 16 groupes parlementaires constitués à l’Assemblée nationale
Les membres du bureau de ces différents groupes parlementaires ont étés présentés le vendredi dernier à la plénière, à l’exception du groupe CACH qui attend quelques réglages.
Dans la foulée, on peut noter que le groupe parlementaire Pprd sera dirigé par Willy Bakonga, AAB par Jonathan Bialusuka, AAA par Pius Muabilu, le G7 par Bienvenu Apalata, l’AMK par Denis Kashoba, le MLC par Alexis Lenga et le Palu-Ccu par Willy Makiashi.
La presidente de l’Assemblée nationale a au cours de la même plénière enclenché le processus de constitution des commissions permanentes qui devront être finalisées au cours de la prochaine séance plénière.
La plénière de ce vendredi 24 juin a connu la présence des invités spéciaux. Il s’agit d’un groupe de 100 élèves de 5e et 6e année secondaire, représentant 4 écoles des communes environnantes du Palais du peuple, à savoir Athénée de Lingwala, lycée Motema Mpiko de Kasavubu et Academia de Kalamu.
Invités de la présidente de l’Assemblée, dans sa vision d’un parlement plus proche de la population, ces élèves ont suivi avec attention les travaux de la plénière, avant d’avoir un échange direct avec cette dernière, dans la salle des banquets, sur le fonctionnement de l’Assemblée, les indices de démocratie et les efforts et défis à relever pour l’amélioration de la qualité de l’éducation en Rdc…
Les élèves invités se sont dit très édifiés sur le travail réalisé par les élus.
Le Bureau de l’Assemblée nationale promet d’ailleurs de multiplier ces initiatives qui participent à l’amélioration du climat de confiance entre les députés nationaux et leurs bases.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
