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RDC: » le ministère des Affaires coutumières doit, cette fois-ci, être géré par une autorité traditionnelle »(ANATC)
» Une personne qui n’est pas de la famille cheffale ne peut pas comprendre les subtilités qu’il y a dans la gestion des Affaires coutumières… ». Telle est la conclusion des chefs coutumiers pour solliciter le contrôle, par un de leurs, du ministère qui est dévolu par les lois de la République.

En marge du retour à Kinshasa de son secrétaire général, Sa Majesté Mfumu Difima, après son périple dans l’Est du pays pour sensibiliser la population sur la nécessité de collaborer avec l’équipe de riposte contre Ebola, l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo ( ANATC), a élevé la voix pour réclamer la direction du ministère des Affaires coutumières par un chef traditionnel.

A en croire le chef Mupalanga Mbundi, président du Conseil national de droit coutumier Congolais, il y a nécessité de mettre de l’ordre dans le secteur de l’autorité traditionnelle. » Celui-ci ne donne pas toujours les résultats escomptés car, jusque-là, ce sont des politiques qui le gèrent, alors qu’il y a des matières techniques et des valeurs que seuls les chefs coutumiers maîtrisent… », a-t-il appuyé.
Pour lui, autant que l’on confie à un médecin le ministère de la Santé, à un juriste celui de la Justice ou à un fiscaliste/économiste le secteur des Finances, Économie et/ou Budget, il faut placer le ministère des Affaires coutumières sous la direction de quelqu’un qui en a pleinement les compétences. Ne pas le faire, avertit-il, c’est gaspiller non seulement le temps, l’argent et l’énergie, mais surtout c’est détruire la nation.
D’où le vibrant appel lancé au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi de confier le ministère des Affaires coutumières à un chef coutumier digne, compétent et travailleur. » Le pouvoir traditionnel, c’est le pouvoir-clé, la racine de tous les pouvoirs ! », a-t-il conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le FPI passe au crible l’impact de ses projets à Butembo
Une délégation du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) séjourne à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, depuis ce lundi 16 mars 2025. Cette mission vise à évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par cette institution publique en 2020, afin d’en mesurer les retombées concrètes sur le développement local.
Conduite par Mbuyu Mukalayi Cédric, la délégation a entamé ses activités par une visite de courtoisie à l’autorité urbaine de la ville. Une démarche protocolaire destinée à présenter officiellement les objectifs de la mission et à solliciter l’accompagnement des autorités locales.

Des projets passés à l’épreuve des résultats
À l’issue des civilités présentées à la mairie, représentée par le chef de division urbaine ad intérim, Bwambale Mughanirya Gibert, le chef de mission a expliqué la portée de cette descente sur le terrain.
« Nous sommes venus à Butembo pour présenter nos civilités au maire et surtout pour évaluer les impacts socio-économiques des projets financés par le FPI en 2020. Comme de coutume, lorsque les promoteurs ont apuré leurs dettes vis-à-vis de l’institution, la direction des études procède à une évaluation rétrospective afin d’apprécier les résultats et les retombées de ces investissements », a-t-il déclaré.
15 jours pour analyser les retombées économiques
Selon le responsable de la délégation, cette mission d’évaluation s’étendra sur une période de quinze jours. Les experts du FPI devront examiner, sur le terrain, la performance des projets soutenus par le Fonds, leur impact sur la création d’emplois, l’activité économique locale ainsi que leur contribution au développement industriel.
Ce travail d’analyse permettra également d’identifier les défis rencontrés par les promoteurs et de tirer des enseignements utiles pour les futurs financements.
Le FPI, levier de promotion industrielle
Créé par l’ordonnance n°89-171 du 7 août 1989, le Fonds de promotion de l’industrie a été transformé en établissement public à caractère administratif et financier doté de la personnalité juridique. Il est aujourd’hui régi par la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics.
À travers ses financements, le Fonds poursuit plusieurs objectifs majeurs : la promotion et l’intégration de l’industrie locale, la valorisation des ressources nationales, l’encouragement des produits manufacturés, le soutien à la recherche appliquée et le développement des infrastructures économiques.
Autant de leviers qui font du FPI un acteur clé de la transformation industrielle et du développement économique en République démocratique du Congo.
Dalmond Ndungo / Congoprofond.
