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RDC: » le ministère des Affaires coutumières doit, cette fois-ci, être géré par une autorité traditionnelle »(ANATC)
» Une personne qui n’est pas de la famille cheffale ne peut pas comprendre les subtilités qu’il y a dans la gestion des Affaires coutumières… ». Telle est la conclusion des chefs coutumiers pour solliciter le contrôle, par un de leurs, du ministère qui est dévolu par les lois de la République.

En marge du retour à Kinshasa de son secrétaire général, Sa Majesté Mfumu Difima, après son périple dans l’Est du pays pour sensibiliser la population sur la nécessité de collaborer avec l’équipe de riposte contre Ebola, l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo ( ANATC), a élevé la voix pour réclamer la direction du ministère des Affaires coutumières par un chef traditionnel.

A en croire le chef Mupalanga Mbundi, président du Conseil national de droit coutumier Congolais, il y a nécessité de mettre de l’ordre dans le secteur de l’autorité traditionnelle. » Celui-ci ne donne pas toujours les résultats escomptés car, jusque-là, ce sont des politiques qui le gèrent, alors qu’il y a des matières techniques et des valeurs que seuls les chefs coutumiers maîtrisent… », a-t-il appuyé.
Pour lui, autant que l’on confie à un médecin le ministère de la Santé, à un juriste celui de la Justice ou à un fiscaliste/économiste le secteur des Finances, Économie et/ou Budget, il faut placer le ministère des Affaires coutumières sous la direction de quelqu’un qui en a pleinement les compétences. Ne pas le faire, avertit-il, c’est gaspiller non seulement le temps, l’argent et l’énergie, mais surtout c’est détruire la nation.
D’où le vibrant appel lancé au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi de confier le ministère des Affaires coutumières à un chef coutumier digne, compétent et travailleur. » Le pouvoir traditionnel, c’est le pouvoir-clé, la racine de tous les pouvoirs ! », a-t-il conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
