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RDC/Kwango : affaire Tshilombo, Hugues Mwambu menace de mettre les autorités de la province en justice

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L’arrestation de l’ancien ministre provincial de l’ Agriculture du Kwango tourne contre la province et ses autorités.

La semaine dernière, l’ancien ministre de l’ Agriculture, Onesime Tshilombo, a été interpellé pour « vol de matériel roulant » appartenant au patrimoine de l’État. Selon les informations parvenues à CONGOPROFOND. NET, l’ancien ministre provincial de l’Agriculture du Kwango a été appréhendé en train de voyager pour Kinshasa avec à bord une moto offerte par Enabel (ancienne CTB) à la province du Kwango.

Mis en accusation sur ordre de Désiré Shomba, inspecteur provincial de la territoriale, Onesime Tshilombo a dû subir la rigueur de la loi. D’abord, la brutalité des agents de la police; ensuite, l’interrogatoire du parquet; et, l’ancien dignitaire a goûté les odeurs de l’un des lieux carceraux de Kenge.

Visiblement, les autorités de Kenge ont imité les exploits de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, qui a initié des poursuites judiciaires contre les anciens gestionnaires des biens de l’État.

Onesime Tshilombo, ministre sous Kanys Makofi sous le quota de l’ABG (parti politique de Jonathan Wata), a déjà été soupçonné d’avoir détourné des jeeps de la même Enabel. En février dernier, une correspondance du vice-ministre de l’époque le sommait de rendre des véhicules à sa disposition qu’il tenterait d’emporter à la fin du mandat au gouvernement provincial. À l’arrivée de Jean-Marie Peti-Peti, des sources proches du gouvernorat ont rapporté avoir confisqué une jeep lancruiser cachée par lui.

Son avocat-conseil, Hugues Mwambu, lui-même ancien ministre de la Justice sous Kanys Makofi, est parvenu à la ravir des juges du parquet. Le ministère public n’ayant pas prouvé que la moto trouvée sur l’ancien ministre de l’Agriculture appartenait au patrimoine de la province.

Faute de preuves, l’avocat exige des autorités de la province du Kwango de laver complètement l’incriminé et de lui présenter des excuses publiques à la radio.

Hugues Mwambu a confié à CONGOPROFOND.NET, samedi dans la soirée, qu’il entend porter plainte contre la province du Kwango devant la Cour de cassation si son client n’est pas lavé endeans soixante-douze heures.
Selon Hugues Mwambu, le vice-gouverneur lui a téléphoné plusieurs fois, le suppliant d’abandonner l’idée de poursuivre la province devant la Cour de cassation. Affaire à suivre.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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