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RDC: le 3ème « Webinaire Makutano » s’ouvre ce samedi 1er août

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En marge du soixantenaire des indépendances africaines, en général, et celle de la République Démocratique du Congo, en particulier, Makutano, réseau d’affaires congolais regroupant en son sein plus ou moins 600 entrepreneurs africains, ne s’est pas arrêté qu’à établir le bilan socio-économique du pays. Il a planifié une série de conférences en ligne axées sur la réflexion collective entre Africains sur l’avenir du continent. Lesdites conférences sont animées par des experts de renom tant au niveau national qu’international.

Ce troisième webinaire prévoit de réfléchir sur l’épineuse question de l’indépendance économique de la RDC. Les têtes d’affiches ci-après sont sélectionnées pour l’animer : Nicole SULU, fondatrice du réseau Sulani Makutano, José MANOKA MUSSALA (Luxembourg S.A), Jean-Marc KILOLO MALAMBWE (Kinshasa/RDC), Christian OTCHI (Japon), André NYAMBWE MUSINGAIE (Kinshasa/RDC).

Pour rappel, la deuxième édition du webinaire Makutano a eu lieu le samedi 25 juillet 2020 avec comme sujet « Private equity, crowdfunding, business Angels ou innovation financière : comment financer une entreprise en RDC ».

En Afrique, 90% des entreprises sont des micro petites et moyennes entreprises MPME et seules 6% ont accès au crédit. La RDC n’échappe pas à cette réalité. Avec ses près de 100 millions d’habitants, elle demeure un désert entrepreneurial avec une moyenne de création d’entreprise chiffrée à 7.500 entreprises alors que le Nigeria en compte 75.000. Le financement classique (bancaire) étant jusque-là le principal mode de financement des entreprises en RDC, il regorge cependant des contraintes limitant l’accès au financement.

Cette deuxième édition du webinaire Makutano s’est alors assigné comme objectif de réfléchir sur les innovations des modes de financement qui ont réussi dans d’autres pays d’Afrique afin de les implémenter en RDC et mieux organiser celles qui seraient en cours dans le pays.

Quelques avancés au niveau de l’Etat ont été cependant signalées lors de cet atelier en matière de financement des entreprises:
Mise en place du programme national pour l’accompagnement de l’entrepreneuriat ;
Mise en place du fonds de garantie pour l’accompagnement des micro petites et moyennes entreprises. Son lancement est prévu pour le 25 octobre prochain.

Il sied de noter la disponibilité d’un fonds de 100 millions de dollars destiné à financer les PME congolais, le secteur du commerce exclu.

Seuls les meilleurs plans d’affaires du concours en seront bénéficiaires ;
Le travail du gouvernement avec la Société Financière Internationale pour mettre en place une structure de financement du crédit bail ;
Deux lois sur la sous-traitance privée accordant l’exclusivité aux congolais. Elles facilitent ainsi le financement des entreprises locales.

Concernant les marchés publics, un quota sera également réservé aux PME congolaises.

Les différents agents économiques y étaient représentés. : L’Etat, le privé, le ménage et le reste du monde. Une liste de propositions ont été formulées aux différentes parties prenantes pour réflexions approfondies et actions concrètes en faveur des PME.

Parmi les recommandations, il y a la création d’une agence boursière en RDC bien que le processus prenne plus ou moins 5 ans pour son implémentation. La RDC pourrait s’appuyer sur les réussites des pays africains pour y arriver.

Il faut pour cela une volonté politique et institutionnelle, un climat des affaires bien amélioré, une forte incitation à l’investissement.

Les entreprises également doivent formaliser leur gestion conformément aux standards internationaux.
Ont intervenu à ce deuxième webinaire : Félix Edon KOSSI, André WAMESO, Malick FALL, Kadi FADIKA, Ezekiel BIDUAYA. Les modérateurs : Teza BILA, Baraka KABEMBA et Serge MASAMBA.

Le lien de participation à ces webinaires Makutano : http://eco-rdc.vimeet.event/de/login

 

Jearry Coco Luweso/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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