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RDC : la « motivation des électeurs » vivement souhaitée comme infraction dans la Loi électorale

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Les magistrats du Parquet et de siège ont repris, mardi 15 octobre 2019, les audiences des matières civiles dans toutes les juridictions. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audience de la Cour de cassation à Kinshasa/Gombe. Ce, conformément aux articles 153 al.1 de la Constitution et 64 de la loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013, portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire.

D’après la disposition sus-évoquée de ladite loi, il se tient le 15 octobre de chaque année, une audience solennelle et publique de la rentrée judiciaire de la Cour de cassation au cours de laquelle le Procureur général près ladite Cour, prononce une mercuriale en rapport avec un sujet d’actualité donné. Pour le cas échéant, ce sont les dernières élections organisées en RDC.
À cette occasion, le magistrat Suprême, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi a été représenté par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Prenant la parole, Flory Kabange Numbi, Procureur général près la Cour de Cassation a axé sa mercuriale sur le thème :  » Les faits de corruption en période électorale. Cas de la motivation des électeurs « .

Il a commencé par analyser les infractions liées à la corruption qu’à la motivation des électeurs pendant cette période. Au regard des effets pernicieux de cette pratique, à la base des vagues de contestation des résultats des dernières élections, le Procureur général près la Cour de Cassation a suggéré que la motivation des électeurs comme infraction spécifique, soit insérée dans la loi électorale.

*Garantir l’égalité des chances aux candidats*

À l’en croire, l’érection de la motivation des électeurs en infraction spécifique, aura le mérite de garantir le libre choix des électeurs et l’égalité des chances des postulants. Ainsi, a-t-il démontré, les actes de motivation des électeurs constituent l’infraction de corruption définie en Droit pénal congolais comme le fait d’offrir ou d’octroyer directement ou indirectement des sommes d’argent ou tout autre avantage en vue de l’accomplissement d’une mission déterminée.

« L’élément matériel de l’infraction de corruption se trouve établi, parce que le candidat offre des sommes d’argent, des biens ayant une valeur pécuniaire ou tout autre avantage. L’élément moral est aussi établi dans le chef du même candidat, étant donné qu’il agit avec conscience de s’engager pour un objectif déterminé », a affirmé le PGR.

Il a, par ailleurs, encouragé les Congolais à dénoncer tout acte de corruption en période électorale. De ce fait, il a fustigé le fait que les dénonciateurs, lors des dernières échéances électorales en RDC, ne sont pas allés jusqu’au bout de leur démarche, en confirmant leur plainte au niveau des instances judiciaires.

Aussi, a-t-il invité la population congolaise à jouer un grand rôle dans les efforts de lutte contre cette forme de corruption très active pendant les élections.

« Elle ne peut pas se laisser abuser par des élans et actes occasionnels de générosité des candidats afin d’éviter les désagréments de l’action répressive de l’organe de la loi, tant pour elle-même que pour leurs bienfaiteurs intéressés et ponctuels », a-t-il laissé entendre.

Il sied de noter que cette rentrée judiciaire, la première après la première alternance pacifique et civilisée du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Antoine Tshisekedi a connu aussi les allocutions du Bâtonnier national, Maitre Matadi Wamba qui avait axé sa plaidoirie sur le combat contre la corruption basé sur l’éducation comme base et le discours du premier Président de la Cour de cassation, Jérôme Kitoko Kimpele qui a expliqué largement son analyse doctrinale et jurisprudentielle des infractions de faux en écriture et usage de faux. De ce fait, dans sa conclusion, il a signifié que les infractions de faux en écriture protègent des valeurs extrêmement importantes et que son régime juridique est diversifié.

« D’autant plus que, il part du faux commis en écriture par un particulier à celui commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions jusqu’à l’usage de faux et au faux certificat », dit l’ancien président de l’ex Cour Suprême de Justice Jérôme Kitoko Kimpele.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Polémique à l’Académie des Beaux-Arts : Les vérités établies sur le doctorat de Henri Kalama ( Enquête exclusive d’EventsRDC et Cumulard.cd )

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Depuis plusieurs semaines, le Directeur général de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, le Professeur Henri Kalama, fait face à une vague d’attaques virulentes sur les réseaux sociaux. Portées par un collectif se présentant comme des jeunes politiquement engagés, ces accusations remettent en cause aussi bien son parcours académique que sa gestion financière. Une offensive qui intervient dans un contexte de fortes luttes d’influence autour de cette institution culturelle stratégique en RD Congo.

Des accusations ciblées contre l’homme et son parcours

Dans une lettre datée du 26 janvier 2026, un groupe se faisant appeler Conseil national de Cyberdéfense a publiquement mis en doute l’honorabilité et les titres académiques de Henri Kalama, allant jusqu’à contester l’obtention de son doctorat en Chine. Ces allégations, largement relayées en ligne, ont alimenté des soupçons de gestion opaque et de détournements de fonds, sans preuves tangibles à l’appui.

Doctorat en Chine : les faits vérifiés

Face à la gravité de ces accusations, les rédactions de EventsRDC et Cumulard.cd ont mené une enquête conjointe indépendante. Après recoupement auprès de la China Academy of Art à Hangzhou, il ressort de manière formelle que Henri Kalama a bien suivi un cursus doctoral de trois ans au sein de cette prestigieuse institution, obtenant en 2014 un doctorat en arts plastiques et en phénoménologie de l’art.

Des confirmations officielles irréfutables

Les informations ont été confirmées via les canaux officiels de l’université chinoise, notamment son site institutionnel ( via le site officiel de l’académie chinoise chsi.com.cn ) et par des échanges directs avec l’institution à travers son adresse officielle (caaic@163.com), et des échanges directs avec l’administration académique. Celle-ci a validé l’enregistrement et la diplomation du Professeur Kalama, précisant que, conformément à la réglementation en vigueur en Chine, certains détails académiques restent confidentiels et accessibles uniquement aux étudiants concernés.

Une gestion reconnue, tournée vers l’avenir

Ces éléments factuels dissipent les zones d’ombre et démontrent le caractère infondé des accusations, perçues par de nombreux observateurs comme une tentative de déstabilisation politique.

Depuis sa prise de fonction en 2016, récemment reconduite, Henri Kalama a impulsé une gouvernance saluée pour sa transparence, sa rigueur financière et la valorisation du corps enseignant. Face aux polémiques, il demeure concentré sur l’essentiel : la modernisation des infrastructures, l’amélioration du curriculum, le renforcement des ressources humaines et l’ouverture internationale de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa.

Enquête réalisée conjointement par EventsRDC et Cumulard.cd

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