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Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
