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RDC: La LUCHA réitère son soutien aux FARDC contre les agresseurs
Au lendemain de la remise des vivres et non vivres, récoltés auprès des citoyens en ville de Goma, le mouvement citoyen » Lutte pour le Changement » ( LUCHA), vient d’être reçu par le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, ce mercredi premier juin 2022.
A cette occasion, il a remis au Gouverneur Constant Ndima, une copie de sa déclaration de soutien aux Forces Armées de la RDC.
Dans sa déclaration, la LUCHA réitére son soutien aux éléments des forces loyalistes se trouvant au front, contre les agresseurs de la RDC.
Elle laisse entendre qu’elle reste de cœur avec l’armée congolaise et elle est consciente qu’aucune armée au monde ne peut gagner une bataille sans le soutien de la population.
» Nous sommes convaincus qu’aucune armée au monde ne peut gagner une guerre, sans le soutien populaire. Si Mamadou Moustapha Ndala, d’heureuse mémoire, avait gagné la guerre en 2013, ce n’est pas parce qu’il avait un joli nom, par rapport à Constant Ndima « , note la LUCHA.
A la même occasion, elle a rendu également un vibrant hommage à tous les fils et filles du pays, qui ont accepté le sacrifice suprême pour sauver l’intégrité de la RDC.
Dans la foulée, ce mouvement citoyen recommande à toute la population congolaise de se liguer, comme un seul homme, derrière l’armée congolaise, car selon elle, au finish, la victoire est certaine.
Au Gouvernement congolais, cette structure recommande de ne pas négocier avec les rebelles, mais plutôt de renforcer les mesures pouvant aider les militaires engagés au front.
» La population doit aussi être et rester vigilante en dénonçant l’énnemi qui est à l’intérieur comme à l’extérieur, sans oublier de s’abstenir toute manipulation politicienne et la propagation des messages incitant à la haine tribale », écrit la LUCHA dans sa déclaration.
A la réception d’une copie de cette déclaration, au nom de tous les militaires au front, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant général Ndima Kongba Constant, a félicité ce mouvement des jeunes activistes.
L’armée ne peut pas gagner une bataille sans l’appui de sa population. Ça nous va droit au cœur et nous sommes très heureux aujourd’hui, que vous compreniez ces choses, nous l’avons déjà compris, dit-il.
Croyez moi, a-t-il souligné, » nous sommes ensemble, déterminés derrière le chef de l’État, pour venir à bout, cette fois-ci, de l’énnemi de la paix qui ne cesse d’endueiller le Nord-Kivu et toute la partie Est du pays « .
Pour rappel, cette action de la LUCHA est à classer dans l’actif de la campagne » Soutien aux FARDC « , lancée par ce mouvement citoyen depuis plus d’une semaine, sur toute l’étendue de la RDC.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
