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RDC: Fin de la grève des pétroliers, une nouvelle structure des prix voit le jour dès ce jeudi
La grève des opérateurs du secteur pétrolier appartient au passée. C’est la déclaration de la délégation des opérateurs de ce secteur pour la zone sud-est qui séjourne depuis lundi soir à Kinshasa en quête des solutions avec les autorités compétentes.

Le président de la FEC, Albert Yuma, entouré des présidents fédéraux de la FEC haut-Katanga, Lualaba et Nord Kivu, ainsi que de plusieurs membres de la FEC, a salué le leadership du premier ministre Ilunga Ilunkamba qui a pu obtenir des compromis des uns et des autres afin de préserver les intérêts aussi bien de la population que des opérateurs économiques et de l’Etat.
Des éléments de la structure des prix des produits pétroliers ont été revisités pour rétablir l’équilibre entre les zones Ouest et Sud-Est.
« Hier, le Premier ministre nous avait reçu et nous avait donné beaucoup d’assurances et des orientations aux membres du gouvernement qui étaient présents pour qu’on aille dans une négociation sans arrière pensée et avec esprit d’ouverture. Des réunions qui se sont poursuivies l’après-midi ont été exactement inscrites dans ce sens là. C’est le cas de la réunion du comité spécial du suivi des prix pétroliers qui s’est tenue dans une ambiance de concession mutuelle et de compréhension. On a pu arriver à une conclusion qu’on devait toucher à des éléments de structure qui rétablissaient les équilibres entre les zones Est, Sud et Ouest pour que désormais, ils peuvent se remettre au travail sans perdre de l’argent en livrant leur produit » a déclaré Albert Yuma à l’issue de cette réunion présidée par le Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.
À lui de poursuivre: « des concessions ont été faites de part et d’autre tout en tenant compte de la volonté du gouvernement de s’occuper de la population et ne pas perturber par un élément majeur qui est le carburant, la vie économique et sociale. C’est dans ce cadre là qu’on a abouti à une solution ».
Une nouvelle structure des prix voit le jour
Quelques heures après cette rencontre, la ministre de l’Economie nationale Acacia Bandubola a signé une série d’arrêtés portant nouvelle structure des prix du carburant.
D’après le document parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, cette nouvelle des prix a pris en compte le réajustement des paramètres liés notamment au prix moyen frontière commercial et le taux de change actuel qui a eu pour conséquence la révision à la hausse des prix du litre dans trois sur quatre Zones de la République démocratique du Congo.
À titre illustratif, dans la Zone Sud en grève depuis le 6 août 2020, le litre d’essence a augmenté de 430 CDF, soit de 1 390 CDF à 1 820 CDF. Celui du gasoil est passé de 1 450 CDF à 1 920 CDF soit une hausse de 470 CDF.
Le litre de pétrole a connu une hausse de 400 CDF passant ainsi de 1 300 CDF à 1 700 CDF.
La zone Est: Dans cette zone, le litre d’essence sera désormais vendu à 1 950 CDF alors qu’il était officiellement fixé à 1 500 CDF, soit une révision à la hausse de 450 CDF. Celui du gasoil se négociera à 1 920 CDF, il a connu une augmentation de 380 CDF.
Le pétrole qui se vendait avant à 1 400 CDF le litre, s’achètera à 1 630 CDF. Il a été donc augmenté de 230 CDF.
La Zone Nord: le prix du litre d’essence a augmenté de 1 400 CDF à 1 800 CDF. Alors que celui du gasoil a été maintenu à 1 500 CDF. Le pétrole va coûter désormais 1 850 CDF, soit une hausse de 600 CDF.
La zone ouest: contrairement aux autres zones d’activités, le prix du litre de carburant maintenu pour l’essence 1 995 CDF et le gasoil 1 985 CDF sauf celui du pétrole qui a été relevé de 10 CDF soit passant de 1 420 CDF à 1 430 CDF.
Cet arrêté ministériel, rappelle-t-on, entre vigueur dès ce jeudi 13 août 2020. Les pétroliers de la Zone Sud-Est vont probablement réouvrir les stations services à Lubumbashi,Goma ou encore à Kolwezi.
Rappelons-le, ces différentes réunions se sont tenues conformément aux orientations données par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi lors de la 43e réunion du conseil des ministres.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
