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RDC: FFJ redoute le pire pour les journalistes et les médias à l‘approche des élections

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Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l‘information redoute une pire période pour les journalistes et les médias à l‘approche des élections générales en décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

Selon des informations rapportées à FFJ, une catégorie de médias et de journalistes seraient sur la cartographie de la Police nationale congolaise (PNC) à cause de leurs vives critiques de l‘action gouvernementale.

« Si ces informations arrivaient à se confirmer, le bilan serait lourd pour des violations des droits de journalistes déjà documentées portées à ce jour à 125 cas. C’est une alerte que nous lançons à l‘attention de l‘opinion internationale», a déclaré maitre Nkashama, chargé d’assistance légale à FFJ.

«L’arrestation et la détention du journaliste Tiani jette la peur au sein de la corporation de journalistes et crée, du coup, une autocensure en privant ainsi le public l‘information objective et diversifiée. Dans le code de bonne conduite consensuelle pour une campagne électorale apaisée endossée en 2006, les organisations professionnelles des médias demandaient aux autorités de respecter la loi sur la liberté de la presse. Mais FFJ craint que la force l‘emporte sur la loi plutôt que la loi sur la force », ajoute le communiqué.

A quelques jours du lancement de la campagne électorale, un journaliste est en prison pour diffamation. Peter Tiani, transféré à la principale prison de Kinshasa, a été arrêté deux jours auparavant dans son studio par quatre policiers à la suite d’une plainte déposée par un des fils du premier ministre à la suite de la diffusion par son magazine télévisé «Le Vrai journal» d’une information reprise sur un site congolais qui faisait état de la disparition d’une forte somme d’argent au domicile du premier ministre.

Dans la même période, Petit Ben Bukasa, un journaliste de CONGOPROFOND.NET, un média
d’informations en ligne posté à partir de Kinshasa, capitale du pays a été interpellé par des agents de la Police de circulation routière (PCR), accusé d’avoir voulu filmer les actes de tracasseries policières sur les routes de Kinshasa.

FFJ invite les autorités à garantir l‘exercice de la liberté de la presse et à rassurer les médias qui ont un rôle considérable à jouer dans le contexte électoral où tous les courants d’opinions sont indispensables pour cimenter la démocratie.

FFJ rappelle au gouvernement que le journaliste et les médias sont une courroie de transmission et se limitent à rendre à la société que cette même société leur fournit. «S’en prendre aux journalistes et aux médias, c’est s’en prendre à la société elle-même», conclut le communiqué.

CONGOPROFOND.NET

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