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RDC : Emmanuel Cole et la FBCP jugent la loi Tshiani totalement « discriminatoire et tribaliste »

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Le collectif des Organisations non gouvernementales pour les droits humains ainsi que la Fondation Bill Clinton pour la Paix sont montés au créneau, ce mercredi 07 avril, pour dénoncer la proposition de la loi dite » Tshiani » jugée « discriminatoire et tribaliste ».

En effet, les ONGDH ont démontré noir sur blanc que ce projet déjà rejeté en 2021 par l’Assemblée nationale revêt un caractère inconstitutionnel. «Nous vous informons que cette proposition de la loi Tshiani n’est pas nouvelle. Elle avait été rejetée par le bureau d’études de ladite assemblée qui l’avait estimée contraire avec les articles 10 et 72 de la constitution congolaise», a martelé Emmanuel Cole, président de la Fondation Bill Clinton pour la Paix.

Pour ces militants des droits humains, à quelques mois des élections, cela n’est pas le fruit du hasard que cette loi refasse surface. « Nous dénonçons cette scène digne d’une pièce de théâtre qui refait surface à quelques mois de la date de l’élection présidentielle», a-t-il surenchéri.

Pour éviter le drame ivoirien en RDC, ces défenseurs de droits de l’homme demandent aux députés nationaux de rejeter purement et simplement cette proposition de loi comme en 2021. A la communauté internationale, ils demandent d’agir très vite et de ne pas attendre seulement un bain de sang pour intervenir.

Pour rappel, le projet de loi sur la nationalité appelé loi Tshiani, initiée par l’ancien candidat à la présidentielle de 2018, vise à verrouiller certains postes de souveraineté aux non nationaux de père et de mère.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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