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RDC : Ce qu’il faut savoir sur le nouveau « Passeport biométrique sécurisé » lancé ce jeudi 5 juin
Conforme aux normes internationales, plus sécurisé et accessible, le nouveau passeport congolais marque une rupture avec l’ancien système et s’inscrit dans la dynamique de réforme engagée par le gouvernement. Ce sesame sera délivré à partir de ce jeudi 5 juin au cours d’une cérémonie officielle de lancement par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, au Centre culturel de Kinshasa/INA.
La République démocratique du Congo entre dans une nouvelle ère de l’identification avec le lancement de son tout nouveau passeport biométrique. Conçu pour répondre aux exigences internationales et renforcer la sécurité nationale, ce document de voyage modernisé reflète la volonté du gouvernement de doter les citoyens d’un outil fiable, sécurisé et conforme aux standards de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Pourquoi un nouveau passeport ?
Portée par le ministère des Affaires étrangères, l’introduction du nouveau passeport biométrique répond à un double impératif : améliorer la sécurité des documents d’identité congolais et se conformer à la norme 39794 de l’OACI, qui entrera en vigueur dès janvier 2025. Le passeport actuel, largement décrié, ne répond plus aux standards internationaux.
Les limites de l’ancien passeport
Le document jusque-là en circulation présente plusieurs failles majeures :
– Non-conformité aux normes de l’OACI, entraînant des difficultés de reconnaissance à l’étranger ;
– Vulnérabilité à la fraude et à la contrefaçon ;
– Production externalisée, synonyme d’opacité et de surcoût.
Ce qui change avec le nouveau passeport
– Le nouveau passeport introduit des technologies de pointe pour garantir l’authenticité et la fiabilité des données :
– Une micropuce RFID sans contact intégrée ;
– Une page de données en polycarbonate, résistante à la falsification ;
-Des éléments de sécurité complexes (hologrammes, filigranes) ;
– Un passeport plus épais : 38 pages contre 32 auparavant.
Un processus modernisé et transparent
L’obtention du nouveau passeport suit désormais une procédure numérisée, simplifiée et centralisée. Le requérant doit d’abord se procurer un Numéro d’Identification Fiscale (NIF) sur le site de la DGI (lien). Ensuite, il s’inscrit en ligne sur www.passeport.gouv.cd, reçoit un code QR et une référence de paiement, puis procède au règlement des frais (75 USD) via une plateforme sécurisée ou un guichet de la banque partenaire Equity BCDC.
Après l’approbation de l’ANR, il se rend au centre d’enrôlement DERMALOG pour la capture de ses données biométriques. Le retrait du passeport s’effectue ensuite sur rendez-vous au même site.
Délais et validité
Kinshasa : 10 jours ouvrables
Provinces : 15 jours ouvrables
Étranger : 20 jours ouvrables via les ambassades
Le passeport biométrique est valable 5 ans. À noter que les passeports en cours de validité restent valides jusqu’à leur expiration, sans obligation de renouvellement anticipé.
Couverture nationale et diaspora incluse
Des centres d’enrôlement sont installés dans les 26 chefs-lieux de province, avec un déploiement à Kinshasa dans les quatre districts. À l’étranger, les ambassades congolaises assureront l’enrôlement des ressortissants.
Fini les frais cachés
Le gouvernement insiste : les 75 USD couvrent l’intégralité du processus, y compris l’étape de vérification par l’ANR. Toutefois, le passage par cette agence reste obligatoire pour les renouvellements.
Et pour ceux qui ont déjà introduit une demande ?
Pas d’inquiétude : les demandes en cours seront intégrées dans le nouveau système. Aucun requérant ne sera exclu du processus.
Conclusion
Avec ce nouveau passeport biométrique, la RDC modernise son système d’identification, renforce sa souveraineté documentaire et améliore l’image de ses citoyens à l’international. Un pas important vers la numérisation et la transparence administrative, dans un pays où l’identité sécurisée est un enjeu national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
