Connect with us

Actualité

Kakula redémarre en deux temps : Ivanhoe dévoile son plan de sauvetage après les inondations

Published

on

Après l’inondation spectaculaire de la mine de cuivre de Kakula, en République démocratique du Congo (RDC), Ivanhoe Mines reprend l’initiative. La société canadienne a révélé, lundi, une stratégie de redémarrage progressif, en deux étapes, qui ouvre la voie à une reprise partielle des opérations sur ce site minier stratégique, l’un des plus importants d’Afrique.

Suspendue depuis le 18 mai, à la suite d’un épisode sismique ayant provoqué des infiltrations d’eau massives, la mine souterraine de Kakula – cœur névralgique du complexe cuprifère de Kamoa-Kakula – entrevoit la lumière au bout du tunnel. Le plan présenté prévoit d’abord l’installation d’un système temporaire de pompage souterrain, destiné à stabiliser les niveaux d’eau actuels, avant la mise en place d’une infrastructure de pompage de surface à haute capacité pour assécher complètement les galeries.

Une reprise ouest en vue, l’est encore sous l’eau

Dans un premier temps, seule la partie ouest de la mine sera remise en service. La section est, plus lourdement affectée par l’incident sismique initial, attendra la fin complète du processus d’assèchement avant de rouvrir. Ivanhoe assure que ses équipes d’ingénierie sont à pied d’œuvre pour sécuriser le site et garantir la viabilité des infrastructures.

Un regain de confiance sur les marchés

La nouvelle a immédiatement été saluée par les marchés : l’action d’Ivanhoe Mines a bondi de 7,5 %, atteignant 11,56 dollars canadiens, son plus haut niveau depuis l’annonce de la suspension. Ce sursaut a permis à la société de repasser au-dessus des 15 milliards de dollars canadiens de capitalisation boursière, témoignant d’un regain de confiance des investisseurs.

Un partenariat stratégique sous pression

Le complexe de Kamoa-Kakula est exploité par une coentreprise stratégique entre Ivanhoe Mines et la société chinoise Zijin Mining, qui détiennent chacune 39,6 % du capital, tandis que l’État congolais conserve une participation de 20 %. Malgré quelques divergences dans l’évaluation des dommages – des rapports contradictoires ayant circulé parmi les partenaires – les analystes estiment que l’intégrité de la mine permet un redémarrage sans pertes structurelles majeures.

Production maintenue en surface

En attendant, les concentrateurs des phases 1 et 2 de Kakula continuent de fonctionner à moitié de leur capacité en traitant les stocks de minerai en surface. Une fois les opérations souterraines relancées, le minerai extrait de la partie ouest viendra alimenter ces unités de traitement, permettant une reprise progressive de la chaîne de production.

Une évaluation géotechnique en attente

Ivanhoe a précisé que les plans de redémarrage à court et long terme sont en cours de révision, dans l’attente des résultats d’une évaluation géotechnique décisive, attendue dans les jours à venir. Cette analyse déterminera les conditions exactes de sécurité et les ajustements techniques nécessaires pour une reprise durable des activités.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Actualité

Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante

Published

on

Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.

Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.

Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.

Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.

De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading