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RDC/Beni: réouverture de la route Mbau-Kamango jusqu’au point kilométrique 25
Les Forces armées de la RDC ont annoncé, mardi 17 juin, la réouverture « graduelle» de la route Mbau-Kamango. C’est depuis plus d’une année que la route Mbau-Kamango, dans le territoire de Beni, au Nord-kivu. Interdite d’accès aux civils suite aux attaques et embuscades des rebelles présumés ADF, ce tronçon peut à nouveau être fréquenté.
Le Major Mak Hazukay, porte-parole des opérations militaires Sokola 1, parle de la réouverture qui ira étape par étape jusqu’au point kilométrique (PK) 25 dans un premier temps.
«Nos avons relancer les activités même si on n’a pas voulu le dire au niveau du PK 20 et PK 25. L’armée est en train de dégager la route. Nous pensons que jusqu’au PK 25, les gens peuvent circuler à conditions d’être en contact avec nous», a affirmé cet officier de l’armée congolaise.
Major Mak Hazukay annonce la tenue d’une réunion avec les autorités civiles pour voir l’état de la route. Il affirme que les éléments des Fardc sont déjà au point kilométrique 29 et il est convaincu que dans quelques matins, ils seront au point kilométrique 40.
L’opération Sokola 1 était lancée par feu le général Bahuma sur la route Mbau-Kamango. Cette même route, située dans le «triangle de la mort», constitue un «mouroir» suite aux attaques et embuscades menées par les rebelles contre les Fardc et la population civile qui tentent de la fréquenter. C’est pour cette raison que les autorités militaires y ont interdit tout accès aux civils.
Au mois de décembre 2017, plus de 15 soldats tanzaniens de l’ONU étaient tués dans des combats avec les rebelles présumés ADF et une quarantaine d’autres blessés à Semuliki. Cette attaque était considérée comme la plus meurtrière dans les missions de l’ONU.
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
