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Perturbations vols CAA: 6 questions de la députée Solange Masumbuko au ministre Chérubin Okende
Des multiples perturbations des vols de la Compagnie CAA observées ces derniers jours ont poussé la députée nationale Solange Masumbuko Nyenyezi à interroger le ministre de tutelle, Chérubin Okende, sur les contours de cette situation constatée depuis l’annonce de la baisse des prix des billets d’avion.
Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, cette élue du peuple a soulevé une motion d’information pour déplorer ces désagréments caractérisés par des retards tant à l’atterrissage qu’au décollage des avions et/ou par des annulations des vols au grand désarroi des passagers. D’où les six questions de Solange Masumbuko à Chérubin Okende:
1/ Qu’est-ce qui est à la base des multiples reports des vols domestiques de CAA enregistrés, pour autant que CAA a bel et bien été le modèle d’entre les compagnies d’aviation en RDC par rapport à l’exécution de la nouvelle tarification des vols domestiques ?
2/ Pourquoi la compagnie CAA déroge-t-elle à la règle de respect des heures de vols qui fait toujours d’elle une société expéditive, ce qui est contraire à l’esprit de son statut ?
Les passagers vivent les perturbations répétées pour lesquelles ils ne reçoivent d’explications persuasives. Ce qui semble paraître un sabotage de l’action du gouvernement.
3/ Qu’est-ce qui justifie la diminution de la franchise/kg pour autant les concertations entre le gouvernement et les opérateurs du secteur visaient à rechercher le juste prix des services aériens et ayant permis la rationalisation de la structure des tarifs de billets d’avions ainsi que ceux du fret aérien?
4/ Quelles sont les solutions palliatives que votre secteur prévoit pour arrêter cette anarchie s’observant encore dans le secteur car certaines compagnies vident leurs statuts ?
5/ Pourquoi le Gouvernement de la République au-delà des réponses conjoncturelles appropriées lambine de s’employer aussi avec les ministres sectoriels impliqués, afin d’apporter des réponses structurelles, notamment pour le maintien et la pérennité de bonnes décisions qu’il prend surtout dans ce domaine du transport aérien ?
6/ Quels sont les mécanismes mis sur pied pour pouvoir rappeler à l’ordre toute compagnie d’aviation allant à l’encontre de la décision du gouvernement via l’arrêté ministériel de l’économie fixant la nouvelle tarification des vols domestiques, pour autant nous n’avions pas du tout senti votre implication moyennant des instruments juridiques en tant que patron numéro 01 de ce secteur du transport ?
Somme toute, l’opinion publique qui a suivi ces interrogations de l’élue de la Lukunga attend fermement les éclairages du patron du secteur des Transports et des voies de communication.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
