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Panel UA RDC : les défis de la gestion des ressources en eau du Bassin du Congo au cœur du débat

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Le Panel chargé d’accompagner la RDC à la Présidence de l’Union Africaine a organisé une journée scientifique sur les défis de la gestion des ressources en eau du bassin du Congo, ce mercredi 13 octobre 2021, au CEPAS, à Kinshasa – Gombe.

L’objectif est de réveiller la conscience des élites et des pouvoirs publics de la RD Congo sur la centralité du bassin du Congo pour la vie et la survie des populations riveraines, à l’instar de l’Égypte, qui considère le Nil comme une « question de sécurité nationale » ; mais aussi réfléchir sur la manière de voir comment baliser la voie afin d’aboutir aux obj7de développement durable du bassin du Congo .

Pour le coordonnateur du panel, le professeur Alphonse Ntumba Lwaba, les populations de la RDC soufrent encore du problème d’électrification alors que le potentiel hydroélectrique du bassin du Congo est estimé à 150 000 mégawatt, soit près de deux tiers de celui de toute l’Afrique, alors que la RDC compte à elle seule plus ou moins 100 000 mégawatt n’en a utilisé plus que 2 500.

Les Congolais sont donc appelés à relever certains défis liés à l’accès à l’eau potable, le changement climatique, la mauvaise qualité de l’eau etc…

« Le bassin du fleuve CONGO est le plus grand bassin du monde après celui du fleuve Amazone. Il y a une ressource importante que nous n’avons pas encore gérée avec efficience jusque là. Rien que le bassin du fleuve Congo représente 72% des eaux de l’ensemble du continent africain. On ne peut pas ne pas assurer une gestion efficiente car cela a des retombées. C’est une ressource rare…», a fait savoir le coordonnateur du panel.

Faisant allusion à la pollution récente des eaux de la rivière Kasaï par l’Angola, le professeur pense que si nous ne faisons pas attention, la qualité des eaux risque d’empatir, car malheureusement il n’y a pas une vision stratégique de la gestion et conservation de cette ressource rare. « il faut une politique nationale », conclut-il.

Le représentant du vice-premier ministre chargé de l’Environnement a aussi évoqué la pollution de la rivière Kasaï qui constitue un grand défi. Le ministre de la Recherche scientifique a, quant à lui, sollicité l’organisation d’un forum scientifique sur l’eau pour des recherches approfondis. Il en a profité pour faire un plaidoyer.

Elda Along/ congoprofond.net

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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