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Actualité

OLPA soulagé après la libération d’un journaliste à Kindu 

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Goma, le 15 février 2020. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, exprime son soulagement après la remise en liberté de Deck’son Assani Kamango, journaliste à Radio Omega, station privée de radio émettant à Kindu, chef-lieu de la province de Maniema, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Deck’son Assani Kamango a été relaxé, le 15 février 2020, après huit jours de détention à la prison centrale de Kindu et le versement d’une caution de 340,000 Francs congolais (l’équivalent de 200 dollars américains).

 

A titre de rappel, le journaliste a été interpellé, le 7 février 2020 par un groupe d’agents du parquet puis verbalisé par un magistrat qui l’a obligé de révéler sa source d’informations publiées sur le blog « Maniema Actualités ». Face au refus du journaliste de divulguer sa source, le magistrat l’a inculpé d’outrage à l’autorité et de diffamation.

 

Le journaliste avait publié sur son blog un article intitulé : « Maniema : le gouverneur défie-t-il ses électeurs députés provinciaux et se met sur une chaise éjectable ? », le 6 février 2020. Dans cet article, le journaliste révélait de profondes divergences entre M. Auguy Musafiri Nkola, gouverneur de province de Maniema, et les députés provinciaux qui l’ont élu. Le Gouverneur avait démenti avoir porté formellement plainte contre le journaliste.

 

Tout en exprimant son soulagement, OLPA condamne néanmoins cette privation de liberté d’un journaliste qui n’a exercé que son travail. OLPA exhorte donc les autorités judiciaires à préserver la liberté de presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

 

CONGOPROFOND.NET

Politique

Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka

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La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.

Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.

À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.

Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.

Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.

L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.

Mike Tyson Mukendi

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