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RDC/Kasumbalesa: maisons écroulées, tissus routiers détériorés, résultante des pluies diluviennes

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Les pluies qui s’abattent ces derniers temps, sans repos, sur l’ensemble de la ville de Kasumbalesa sont à la base de plusieurs dégâts affectant plus la population de cette contrée.

Parmi ces consequences négatives de la dame pluie on note, les inondations dans certains quartiers de cette ville causant écroulement des maisons construites anarchiquement. On a dénombré une dizaine des maisons écroulées lors de la dernière forte pluie du 13 au 14 février.

Selons les observateurs avisés, cette situation d’inondation est le fruit des constructions anarchiques dans certains quartiers. D’où l’appel aux services de l’urbanisme et habitat de s’atteler à mettre de l’ordre, surtout dans le respect des normes urbanistiques.

Outre celà, les routes sont dans un état de détérioration très avancé.

Des flaques d’eau et des érosions rendent la quasi-totalité des artères impraticables.
Le cas de la route principale, KASUMBALESA LUBUMBASHI qui est menacée par trois têtes de ravins, remettant en cause les travaux de réhabilitation et d’asphaltage par CREC7 une entreprise chinoise.

 » A l’arrivée de chaque pluie, cette route principale est impraticable. C’est avec difficulté que nous effectuons nos trafics, alors que c’est la principale porte de production financière de la province.
Nous avons assisté à une aventure des Chinois de CREC7. Nous lançons un SOS aux autorités tant civiles que politiques du pays à ouvrir l’œil et le bon pour la meilleure réhabilitation de cette route « , a dit un usager de cette voie.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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