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RDC/Kasumbalesa: maisons écroulées, tissus routiers détériorés, résultante des pluies diluviennes
Les pluies qui s’abattent ces derniers temps, sans repos, sur l’ensemble de la ville de Kasumbalesa sont à la base de plusieurs dégâts affectant plus la population de cette contrée.
Parmi ces consequences négatives de la dame pluie on note, les inondations dans certains quartiers de cette ville causant écroulement des maisons construites anarchiquement. On a dénombré une dizaine des maisons écroulées lors de la dernière forte pluie du 13 au 14 février.
Selons les observateurs avisés, cette situation d’inondation est le fruit des constructions anarchiques dans certains quartiers. D’où l’appel aux services de l’urbanisme et habitat de s’atteler à mettre de l’ordre, surtout dans le respect des normes urbanistiques.
Outre celà, les routes sont dans un état de détérioration très avancé.
Des flaques d’eau et des érosions rendent la quasi-totalité des artères impraticables.
Le cas de la route principale, KASUMBALESA LUBUMBASHI qui est menacée par trois têtes de ravins, remettant en cause les travaux de réhabilitation et d’asphaltage par CREC7 une entreprise chinoise.
» A l’arrivée de chaque pluie, cette route principale est impraticable. C’est avec difficulté que nous effectuons nos trafics, alors que c’est la principale porte de production financière de la province.
Nous avons assisté à une aventure des Chinois de CREC7. Nous lançons un SOS aux autorités tant civiles que politiques du pays à ouvrir l’œil et le bon pour la meilleure réhabilitation de cette route « , a dit un usager de cette voie.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
