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OLPA condamne énergiquement l’interpellation de Delphin Bitumba

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Reporter cameraman du journal Mulolo, un magazine télévisé diffusé sur plusieurs médias émettant à Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo, au Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), Delphin Bitumba a été interpellé, le 5 novembre 2019 vers 14 heures (heure locale) par quatre agents de police commis à la garde de M. Louis-Marie Walle Lufungula, gouverneur de la province de Tshopo.

C’était au moment où le journaliste prenait des images d’un véhicule embourbé à la hauteur du carrefour Maele, à cause de l’état de dégradation de la route qui mène à la résidence du gouverneur dans la commune de Makiso.

Il a été embarqué de force dans une jeep de la police et conduit à la résidence du gouverneur de province où sa caméra a été confisquée. Il a été soumis à un interrogatoire serré de plus d’une heure par un officier de police du sous-commissariat de Jambeke qui l’a accusé d’effectuer un reportage sans avoir porté un gilet d’identification.

Delphin Bitumba a été libéré après 4 heures de privation de liberté. Sa camera confisquée a été restituée après suppression des images du reportage.

De ce qui précède, OLPA condamne cette interpellation du journaliste en plein exercice de son métier ainsi que la suppression des images du reporte. Il s’agit manifestement d’une atteinte grave au droit d’informer et d’être informé garanti par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

En conséquence, OLPA appelle les autorités provinciales de Tshopo à favoriser l’exercice de la liberté de presse dans cette partie du pays

 

CONGOPROFOND.NET

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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