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Justice

Nord-Kivu : Le procureur de la République près le TGI de Butembo met en garde les OPJ qu’il rappelle à l’ordre dans le travail

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 Le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Butembo a remis à l’ordre les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de Butembo-Lubero, au Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il l’a fait au cours d’une séance qu’il a tenu à leur intention ce vendredi 29 novembre 2024 dans la salle des réunions de l’hôtel de ville.

Pour Alain Ngoy Milambwe, l’objectif était de remettre à l’ordre cet OPJ tant critiqué négativement par la population de Butembo.

« C’était pour mettre fin à ce qui se dit au sein de la population, recadrer les choses et remettre cet OPJ qui est critiqué par la population à l’ordre« , a déclaré le magistrat Alain Ngoy Milambwe.

Cette autorité judiciaire a aussi rappelé aux OPJ certaines dispositions de loi en matière d’arrestation d’une personne avant d’insister qu’il n’est pas un commerçant. M.Alain Ngoy a mis en garde ces auxiliaires de la justice contre toutes les formes de tracasserie.

« J’ai essayé de leur parler de respecter le droit de détenu parce que lorsque vous arrêtez un détenu, il a ses droits, il faut bien le préciser, on arrête pas les animaux, ce sont nos semblables. Aujourd’hui, c’est lui, ça peut être moi, pourquoi ne pas le faire proprement. C’est pour cela que leur ai dit, lorsque vous interpellez quelqu’un, il faut tout simplement le faire savoir le droit qui existe et ce n’est pas vous qui l’avez créé, c’est un législateur qui avait tout planifié, vous ne faites que relayer pour qu’il le sache qu’il ne puisse pas avoir de traumatisme et en plus, lorsque vous l’interpellez quelqu’un pour le fait d’autrui, ce sont des faits graves.Vous n’avez pas droit parce que son frère a commis une infraction et puis vous cherchez à sa maman, son papa ou soit son petit frère, non, on arrête pas quelqu’un pour fait d’autrui.Cela, j’ai interdit.J’ai dit qu’il faut mettre fin à la tracasserie”, a-t-il fait savoir.

Et de préciser : “L’OPJ n’est pas un commerçant. L’OPJ est là juste au service de cette population et surtout cette population qui a surtout beaucoup souffert.Il faut toujours chercher à la mettre en harmonie avec vous« , a-t-il instruit.

A Butembo-Lubero, la justice est accusée par la population de plusieurs maux dont la corruption, la tracasserie et autres. Cette séance valait la peine d’être tenue par le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Butembo pour rappeler à l’ordre les OPJ dans leur travail.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Atteintes à l’autorité de l’État : Le gouvernement congolais annonce des poursuites jusque…dans la diaspora !

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Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la RD Congo Guillaume Ngefa Atondoko a haussé le ton ce lundi 11 mai 2026. Dans un communiqué sans ambiguïté, il condamne avec la plus grande fermeté les propos outrageants, injurieux, diffamatoires et menaçants visant le Président de la République Félix Tshisekedi dans l’espace numérique.

Des publications intervenues notamment après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier, et que le gouvernement refuse d’assimiler à un simple exercice de la liberté d’expression. Au regard du droit pénal congolais, ces comportements constituent des infractions clairement qualifiées, attentatoires à l’autorité de l’État et à la cohésion nationale. Le garde des Sceaux rappelle que le Président, garant de la Constitution et de l’unité nationale, bénéficie d’une protection juridique renforcée.

En conséquence, les autorités judiciaires ont reçu l’injonction de déclencher immédiatement l’action publique, y compris pour identifier et interpeller les auteurs basés à l’étranger. Le ministre met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques visant à inciter à la haine ou à troubler l’ordre public, assurant que ces actes feront l’objet de poursuites systématiques.

Le message est clair : le ministère de la Justice entend « assurer le respect de l’autorité de l’État » et « assainir le cyberespace national ». Force demeure à la loi, conclut le communiqué, signe que Kinshasa passe désormais à la phase répressive dans la régulation des discours numériques.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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