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Sécurité

Goma: Un enfant de 3 ans tué par balle au Camp des déplacés de Bulengo

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Dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2024, un drame insoutenable a frappé le camp des déplacés de Bulengo, situé dans le quartier Lac Vert, à Goma, dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Un enfant de trois ans, prénommé Dieu est Bon, fils de Seth Ndutiye, a été tué par balle lors d’une attaque perpétrée par des individus armés présumés être des membres du mouvement Wazalendo de l’APCLS (Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain).

Selon Dedesi Mitima, chef du quartier Lac Vert, les assaillants auraient ciblé le camp dans le but de dérober les maigres ressources distribuées par les humanitaires. « Pourquoi cette situation ? Aussitôt qu’ils savent qu’il y a des bénéficiaires qui ont gagné quelque chose auprès des humanitaires, il faut qu’ils viennent visiter ces gens et les dépouiller ?« , s’interroge, désabusé, le chef de quartier.

Le drame a eu lieu dans un contexte de tension généralisée. Les déplacés du camp de Bulengo rapportent avoir entendu des coups de feu incessants de 18h30 jusque tard dans la nuit, provoquant une panique généralisée. Selon Dedesi Mitima, l’un des assaillants a pu être appréhendé et son arme saisie avant qu’il ne soit remis aux autorités compétentes. Cependant, cette arrestation n’a pas suffi à apaiser les inquiétudes.

« Si rien n’est fait, les festivités de fin d’année risquent de se dérouler sous des auspices sombres pour la population de ma juridiction« , alerte le chef de quartier, qui plaide pour un renforcement urgent des éléments de la police nationale congolaise dans et autour des sept camps des déplacés du quartier Lac Vert.

Cet incident tragique s’inscrit dans une série d’actes violents dans cette partie de la ville de Goma. La veille, dans le territoire de Nyiragongo, un enfant avait été blessé par balle lors d’une altercation entre membres présumés des Wazalendo. À cela s’ajoute un autre drame survenu 24 heures plus tôt. Un motard et ses deux passagers ont perdu la vie dans un accident impliquant un véhicule militaire.

Les habitants, déjà éprouvés par des conditions de vie précaires, appellent à une action rapide et efficace des autorités pour rétablir la sécurité. En l’absence d’une réaction ferme, la situation pourrait continuer à se dégrader, plongeant davantage les déplacés et les habitants de la ville dans la peur et l’insécurité.

Franck KAKY/CONGOPROFOND.NET

Sécurité

14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo

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La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.

Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.

Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.

Exaucé Kaya

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