Sécurité
Butembo: La LCB aux chevets des détenus de la prison de Kakwangura
La Ligue des coiffeurs de Butembo (LCB) est allée au chevet des détenus de la prison urbaine de Butembo, dite Kakwangura, ce vendredi 29 novembre 2024.
Dans leur gibecière, contenait des vivres et non vivres dont de la farine de manioc, des haricots, du riz, des brosses à dents et une tondeuse pour les soins de cheveux des locataires de cette maison carcérale.
Toutefois, ils ont déploré les conditions qu’ils qualifient d’inhumaines dans les quelles se trouves ces détenus.
« Ce que nous venons de vivre là-bas, c’est inhumain vraiment.J’ai vu beaucoup de prisonniers souffrants et même les malades sont parmi eux », a déploré Kambale Kawaho Zéphanie, président de la LCB.
Il fustige que certains détenus sont dans cette maison de correction sans jugement et sans plaignant, a les en croire et demande aux autorités judiciaires a remettre chacun dans son droit en libérant tous ceux qui sont incarcérés sans motif valable.
L’occasion faisant le larron, ces coiffeurs ont rasés la chevelures de certains détenus et les femmes ont été tressés.
Ces coiffeurs soutenus par Maitre Jean-Marie Vianney Kanzira demandent à toutes les organisations, confessions religieuses et les personnes de bonne volonté en leur emboîtant les pas en assistant ces détenus car, d’après eux, ils ont besoin de tout et manque de tout.
Précisons que la prisons centrale de Kwakwangura compte actuellement 1336 dont 1316 hommes et 20 femmes pour une capacité d’acueille de 250 personnes.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
