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Nord-Kivu : L’assemblée provinciale affiche complet

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l’Assemblée provinciale du Nord-kivu est désormais au complet. Cela après la cooptation, lundi 07 mai, par cet organe délibérant de 4 chefs coutumiers dont les sièges restaient encore à pourvoir. Il s’agit de Nicolas Kalinda de Masisi, Lebon Bakungu de Nyiragongo, Sondoli Shabani Mukosasenge III de Lubero et de Saambili Bamukoka de Beni (Territoires).

« Je suis content aujourd’hui, mais cette joie sera plus ressentie à partir du moment où on va commencer à bien œuvrer comme parlémentaire. Car le pouvoir coutumier est constitué de trois facteurs importants à savoir la population, la terre et l’incarnation du pouvoir coutumier. C’est-à-dire, en tant que députés, nous devons absolument travailler au bénéfice de la population et quand je parle beaucoup du bénéfice de la population, donc, notre apport sera beaucoup plus accentué sur la cohésion que nous voulons remettre parmi les 13 tribus qui sont dans le Nord-Kivu. J’ai été présélectionné à Beni, aujourd’hui, je ne suis pas seulement de ce coin-là, mais de toute la province du Nord-Kivu. Mais je vais essayer de remettre les pendules à l’heure pour qu’il y ait cohabitation pacifique dans cette partie de la RDC. Aussi, je dois faire à ce que le pouvoir soit rétabli, mais également l’autorité de l’État pour que nous quittions cet état d’insécurité un peu partout. Vous savez que mon territoire de Beni est en proie à des groupes armés qui veulent à tout prix liquider tous les habitants et ça, je dois dire non et s’il faut pactiser même avec le diable, on va le faire pourvu que la paix revienne le plus tôt possible là-bas. Ce n’est pas le travail d’un parlementaire sans doute, mais de l’exécutif avec qui nous devons travailler en collaboration; ça va toujours nous amener même à contacter les autorités au sommet du pays », a indiqué Mwami Saambili Bamukoka.

Au cours de la même séance plénière du lundi 07 mai, l’on a validé les mandats de 8 premiers suppléants des 8 députés doublement élus et qui viennent d’opter pour l’assemblée nationale. Il s’agit de Muhindo Nzangi Butondo ; élu de Goma et Butembo, Erick Kamavu de la même ville, Kirivita de Rutshuru, Venant Tshipasa de ce même territoire et de Lubero, Jérôme Lusenge Bonane aussi de Lubero, Mwangatshutsu de Masisi, Elysée Munembwe de Walikale et Hubert Furuguta de Goma.

La séance du jour s’est clôturée par l’adoption et le vote à l’unanimité, en début de soirée, du Règlement d’Ordre Intérieur(ROI) de cette chambre législative provinciale. Désormais le bureau provisoire a le feu vert de convoquer une session consacrée à l’élection des membres du bureau définitif avant les élections des sénateurs et du gouverneur de province, prévues par la CENI au cours de ce mois de mai.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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