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Massacres à #Yumbi: des autorités politico-administratives pointées du doigt

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La ministre des Droits Humains, Marie Ange Mushobekwa, a procédé, ce jeudi 23 mai 2019 au Salon Lubumbashi de l’hôtel Pullman à la présentation du rapport sur les violences ayant marqué le territoire de Yumbi du 16 au 17 décembre 2018. À cette occasion, elle a évoqué l’implication des autorités politico-administratives de Maï-Ndombe dans ce drame.

Marie Ange Mushobekwa a dans sa présentation rappelé que ce rapport a été produit à la suite d’une mission menée conjointement avec plusieurs ministères dont ceux des Droits humains, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Solidarité et des Actions humanitaires.

“Ce document permettra d’établir des responsabilité et traduire en justice les coupables de ces massacres”, a-t-elle soutenu face à la presse.

Par ailleurs, la commission Yumbi recommande le désarmement de toutes les deux communautés. Elle demande également que les auteurs de ces violences soient poursuivies. Elle suggère aussi que la justice soit dotée des moyens suffisants pour mener à bien les poursuites.

Répondant à la question de savoir, seriez-vous prête de répondre à une invitation de la justice même après son départ du ministère des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa se dit prête de témoigner devant les instances judiciaires en faveur des victimes entendues dans le cadre de l’enquête.

Notons que la commission a, entre autres, entendu la veuve et le fils de l’administrateur du territoire de Yumbi qui était abattu durant les violences de décembre dernier entre les communautés Tende et Nunu.

Rappelons-le, Marie Ange Mushobekwa a fait savoir qu’une série des mesures ont été prises par le gouvernement sur le plan administratif et judiciaire.

 

Clément Muamba Mulembue/CONGOPROFOND.NET