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Massacres à #Yumbi: des autorités politico-administratives pointées du doigt
La ministre des Droits Humains, Marie Ange Mushobekwa, a procédé, ce jeudi 23 mai 2019 au Salon Lubumbashi de l’hôtel Pullman à la présentation du rapport sur les violences ayant marqué le territoire de Yumbi du 16 au 17 décembre 2018. À cette occasion, elle a évoqué l’implication des autorités politico-administratives de Maï-Ndombe dans ce drame.
Marie Ange Mushobekwa a dans sa présentation rappelé que ce rapport a été produit à la suite d’une mission menée conjointement avec plusieurs ministères dont ceux des Droits humains, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Solidarité et des Actions humanitaires.
« Ce document permettra d’établir des responsabilité et traduire en justice les coupables de ces massacres », a-t-elle soutenu face à la presse.
Par ailleurs, la commission Yumbi recommande le désarmement de toutes les deux communautés. Elle demande également que les auteurs de ces violences soient poursuivies. Elle suggère aussi que la justice soit dotée des moyens suffisants pour mener à bien les poursuites.
Répondant à la question de savoir, seriez-vous prête de répondre à une invitation de la justice même après son départ du ministère des Droits Humains, Marie-Ange Mushobekwa se dit prête de témoigner devant les instances judiciaires en faveur des victimes entendues dans le cadre de l’enquête.
Notons que la commission a, entre autres, entendu la veuve et le fils de l’administrateur du territoire de Yumbi qui était abattu durant les violences de décembre dernier entre les communautés Tende et Nunu.
Rappelons-le, Marie Ange Mushobekwa a fait savoir qu’une série des mesures ont été prises par le gouvernement sur le plan administratif et judiciaire.
Clément Muamba Mulembue/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
