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Masisi : Violents combats entre les rebelles du M23 et des combattants locaux de la coalition APCLS/Nyatura
Au cours des affrontements sanglants contre les groupes armés locaux, les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda auraient réussi à s’emparer de trois villages dans le groupement Bashali Mukoto, dans le territoire de Masisi (Nord Kivu), ce vendredi 16 juin 2023.
Cette information est rapportée par les sources de la société civile du territoire de Masisi.
Les villages tombés entre les mains des ennemis sont notamment Kasura, Butale, Lwama vers la localité de Mbati à l’issue des violents combats qui les ont opposé presque toute la journée aux combattants locaux du groupe de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), coalisés à ceux du groupe Nyatura, affirment des sources dignes de foi jointes par nos confrères de la radio onusienne.
Sans brosser le bilan de ces affrontements, ces sources renseignent que c’est depuis mercredi que ces rebelles ont lancé des attaques contre les groupes d’autodéfense dans la zone précitée.
Jusqu’à présent, le gouvernement congolais ne s’est pas encore prononcé sur cette situation qui vient de créer à nouveau la panique au sein de la population qui commençait à regagner petit à petit ses agglomérations.
Rappelons que suite à cette situation sécuritaire calamiteuse, la population civile locale a fui vers les villages Buhato, Kinyana, Kise ou en brousse, corroborent nos sources.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Insécurité et intimidation : Un coordonnateur syndical de la santé pris pour cible à Kinshasa
Une nouvelle alerte vient raviver les inquiétudes autour de la sécurité des leaders syndicaux en République démocratique du Congo. Jean Fidèle Boyoo, coordonnateur national de l’Intersyndicale de la Santé, affirme avoir été victime d’une attaque armée dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre 2025, à son domicile situé à Mont Ngafula, dans l’ouest de la ville de Kinshasa.
Selon son témoignage, des hommes armés non identifiés ont tenté de l’agresser à son domicile. Le pire aurait été évité grâce à l’intervention rapide des éléments de la Police nationale congolaise affectés à un poste de garde à proximité. « C’est la deuxième fois que cela m’arrive. Je crains pour ma vie et celle de ma famille. J’appelle à l’intervention directe du chef de l’État », a-t-il déclaré dans un message rendu public.
Figure de proue du syndicalisme dans le secteur de la santé, Jean Fidèle Boyoo est engagé depuis octobre 2024 dans la lutte pour le paiement des compléments de primes des agents de santé. Il accuse les ministères du Budget et des Finances de n’avoir toujours pas validé les dossiers nécessaires, compromettant le versement des primes de fin d’année et plongeant des milliers de soignants dans l’incertitude à l’approche des fêtes.
Dans sa déclaration, le syndicaliste dénonce également les blocages liés aux exigences du système FEMI, qu’il considère comme un frein majeur à l’amélioration des conditions sociales des agents de l’État. Il fustige un mécanisme qu’il juge rigide et peu favorable aux travailleurs du secteur public, en particulier aux professionnels de santé.
Jean Fidèle Boyoo affirme avoir alerté l’ensemble des services de sécurité compétents, sans obtenir de réponse concrète à ce jour. Face à la menace persistante, il dit avoir été contraint de quitter son domicile de Mont Ngafula avec sa famille. Il estime que cette insécurité est directement liée à son engagement syndical. « Je suis syndicaliste, je défends les droits dans le cadre d’un État de droit. Pourquoi dois-je être victime pour cela ? », s’interroge-t-il.
Cet incident relance le débat sur la protection des leaders syndicaux en RDC, notamment ceux qui dénoncent ouvertement les dysfonctionnements institutionnels. Jean Fidèle Boyoo en appelle à une réaction rapide du gouvernement et sollicite la protection personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de garantir sa sécurité et celle de sa famille.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
