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Masisi : Violents combats entre les rebelles du M23 et des combattants locaux de la coalition APCLS/Nyatura
Au cours des affrontements sanglants contre les groupes armés locaux, les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda auraient réussi à s’emparer de trois villages dans le groupement Bashali Mukoto, dans le territoire de Masisi (Nord Kivu), ce vendredi 16 juin 2023.
Cette information est rapportée par les sources de la société civile du territoire de Masisi.
Les villages tombés entre les mains des ennemis sont notamment Kasura, Butale, Lwama vers la localité de Mbati à l’issue des violents combats qui les ont opposé presque toute la journée aux combattants locaux du groupe de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), coalisés à ceux du groupe Nyatura, affirment des sources dignes de foi jointes par nos confrères de la radio onusienne.
Sans brosser le bilan de ces affrontements, ces sources renseignent que c’est depuis mercredi que ces rebelles ont lancé des attaques contre les groupes d’autodéfense dans la zone précitée.
Jusqu’à présent, le gouvernement congolais ne s’est pas encore prononcé sur cette situation qui vient de créer à nouveau la panique au sein de la population qui commençait à regagner petit à petit ses agglomérations.
Rappelons que suite à cette situation sécuritaire calamiteuse, la population civile locale a fui vers les villages Buhato, Kinyana, Kise ou en brousse, corroborent nos sources.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
