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Élections 2023 : la CENI interdit toute présence des agents du ministère de l’Intérieur dans ses Bureaux de réception des candidatures

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Dans un communiqué de presse rendu public, ce lundi 02 juillet 2023, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) porte à la connaissance de l’opinion publique que conformément à l’article 211 de la Constitution de la République Démocratique du Congo et à l’article 7 de la Loi organique portant fonctionnement et organisation de la CENI, telle que modifiée et complétée à ce jour, qu’elle est indépendante.

Elle collabore avec les autres Institutions de la République mais elle ne tolère pas
leur immixtion dans la gestion des opérations électorales.

À ce titre, la CENI interdit formellement la présence des agents du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières dans les Bureaux de Réception et de Traitement
des Candidatures (BRTC).

Seuls les Agents de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD) sont autorisés d’être dans les BRTC, notamment, pour la remise de la Note de perception aux candidats désireux de payer, pour le compte du trésor public, les frais de dépôt de candidatures.

Par ailleurs, la CENI rappelle aux candidates et aux candidats indépendants ainsi qu’aux partis et regroupements politiques que la période de dépôt et de traitement des dossiers de candidatures pour l’élection des députés nationaux est du 26 juin au 15 juillet 2023. Aucune prolongation ne sera accordée.

La CENI invite les uns et les autres à tout faire pour que leurs dossiers de candidatures soient conformes aux exigences légales et déposés dans le délai dans les différentes circonscriptions où ils désirent postuler. A cet effet, elle rappelle que les frais de dépôt des dossiers de candidature ou de cautionnement sont fixés à 1.600.000 Francs congolais par siège pour l’élection des Députés Nationaux, conformément aux dispositions des articles 121 de la Loi électorale.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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