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DRC Mining Week : Le Kongo Central a tout ce qu’il faut pour devenir une province minière ( Gouverneur Guy Bandu)
La deuxième journée de la semaine congolaise des mines s’est clôturée, ce jeudi 15 juin, sur fond d’un panel de réflexion ayant pour thème : « Le développement de l’industrialisation minière et de l’agriculture pour lutter contre l’insuffisance alimentaire ».

Marquée par la présence du Premier ministre, Sama Lukonde, cette séance d’échange était notamment un rendez-vous avec des intervenant de gros calibres tels que : le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe; le vice-gouverneur de la province de Tanganyika, Massamba Wa Massamba, Ferdinand et le gouverneur du Kongo Central, Dr Guy Bandu Ndungidi.
Lors de son allocution, Dr Guy Bandu a tenu à rappeler à l’opinion que le Kongo Central est la première province minière de la RDC, mais celle-ci n’a pas été exploitée par les colons pour éviter des érosions .

A l’en croire, en effet, plusieurs raisons s’offrent aux investisseurs pour s’installer dans ladite province au-delà de la diversité minière que celle-ci regorge. Deux secteurs sont nécessaires pour faciliter l’industrialisation du secteur minier. Il s’agit de l’énergie, très nécessaire dans la production et la transformation; et les infrastructures qui permettrons d’évacuer les produits des zones minières vers les consommateurs. » Le Kongo-central a ces deux atouts majeurs qui peuvent faciliter l’exploitation minière », a-t-il précisé.
Pour lui, il est temps que le Kongo-central fasse son retour dans l’exploitation minière car « nous avons plus ou moins une géologie qui est similaire au Katanga bien que ce n’est pas dans les mêmes proportions, mais qui contient des quantités qui sont commerciables ».

A la question de savoir si sa province était prête à recevoir des investisseurs dans le plus bref délai, sa réponse est sans équivoque : « Être prêt, c’est avoir un Code minier. Chose que nous avons, avoir des atouts majeurs que doit posséder une province minière que sont : l’énergie et les infrastructures. Donc le Kongo-central est la place qu’il faut pour investir dans le secteur minier ».
Benjamin Kapajika/ Congoprofond.net
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
