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Lutte contre Covid-19: préfets, enseignants et décideurs se familiarisent avec l’application « Healthcarology »
Sous le haut patronage du président de la République, Félix Tshisekedi, le Programme national de santé scolaire et universitaire du ministère de la Santé a organisé, en collaboration avec la Direction de l’Organisation et Informatique de l’EPST et l’appui de Healtcarology, un atelier de formation des enseignants sur la prévention et la lutte contre la Covid-19. Le principal logiciel utilisé durant cette session est le logiciel » Healthcarology ».

À en croire l’épidémiologiste David Ilunga, il s’agit d’une formation sur la prévention et lutte contre la covid-19 en milieu scolaire à partir d’une application mobile.
» Nous voulons emmener les enseignants à être des relais communautaires traditionnels.
Pour qu’ils soient capables d’informer, d’identifier des cas de covid-19 pour une réponse rapide », a-t-il expliqué.
Puis d’ajouter : » Les enfants passent plus de temps à l’école qu à la maison. Voilà pourquoi avec cette approche de relais communautaires traditionnelles, les enseignants deviennent des agents de sensibilisation, des responsables de leur milieu, afin de pouvoir couper la chaîne de transmission ».

Pour sa part, Alain Ghonda, responsable de Healthcarlology, a fait savoir que l’application que sa structure a mise sur pied permet à tous les acteurs( Responsables des écoles, Parents, corps médical, etc.) de se renseigner sur l’état de santé de l’enfant ( les antécédents médicaux, suivi médical…)
Il convient de noter que c’est le ministère de la Santé qui va gérer ce programme. Les autres ministères peuvent aussi y accéder, mais auront une compétence très limitée surtout en ce qui concerne les données individuelles et privées. » On ne peut y avoir accès, sauf les médecins traitants car eux doivent savoir quel traitement l’enfant suit exactement et son évolution », a ajouté l’un des animateurs de ce projet-pilote.

À la suite de épidémiologiste David Ilunga, la directrice du cabinet de la ministre provincial de la Santé a confirmé qu’il sera installé dans chaque école un lap top ou une tablette où les données seront logées. » À tout moment, la personne formée pourra manipuler et y apporter les informations nécessaires, mais tout restera centralisé par le ministère de la Santé car dans nos attributions c’est le programme national de la santé scolaire ou universitaire qui s’occupe de la santé dans les écoles et universités », a-t-elle conclu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
