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Le FCC a rehaussé de sa présence à l’intronisation de Mgr Ernest Ngboko à Mbandaka-Bikoro
Le coordonnateur du Front Commun pour le Congo, FCC en sigle, dont l’autorité morale est Joseph Kabila, Néhémie Mwilanya, a participé ce dimanche 26 janvier 2020, à la messe célébrée par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu à l’occasion de l’intronisation de Mgr Ernest Ngboko comme archevêque métropolitain de Mbandaka-Bikoro.
Sa participation s’inscrit dans le cadre de la volonté exprimée par cette plateforme, de garder une proximité avec l’Église catholique telle que décidée lors de la retraite de cette plateforme à Mbuela Lodge.
« Le FCC avait exprimé sa volonté de garder une proximité avec l’Église catholique lors de sa dernière retraite de Mbuela Lodge ». Peut-on lire sur le compte tweeter de Néhémie Mwilanya, coordonnateur de cette plateforme.
Et d’ajouter: « Nous sommes là pour partager la joie de la population de Mbandaka-Bikoro d’avoir un nouvel archevêque, Ernest Ngboko Ngombe ».
Notons que le FCC et l’Église catholique ont connu une relation tumultueuse suite aux critiques acerbes du regime Kabila par cette dernière et la mort des plusieurs membres de cette Église lors des manifestations organisées par le CLC pour reclamer la tenue des élections.
Il sied aussi de signaler que, Mgr Ernest Ngboko Ngombe, succès au Cardinal Ambongo qui, avant d’être coadjuteur, puis archevêque métropolitain de Kinshasa, était archevêque métropolitain et administrateur de Mbandaka-Bikoro.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
