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La RDC relance son partenariat avec l’ONU pour consolider la paix : Un nouveau cycle stratégique 2025-2029

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A l’hôtel Rotana de Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo et le système des Nations Unies ont tenu, ce jeudi 5 juin, la toute première réunion de copilotage conjoint du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF). Cette session inaugurale a été coprésidée par le ministre congolais du Plan, Guylain Nyembo, et le coordonnateur résident des Nations Unies en RDC, Bruno Lemarquis.

Cette rencontre marque le lancement officiel du nouveau cycle 2025-2029 du PBF, la RDC ayant été déclarée de nouveau éligible à ce mécanisme stratégique d’appui aux efforts de paix. Bruno Lemarquis, coprésident du comité de pilotage pour cette nouvelle phase, a salué l’engagement des autorités congolaises, des partenaires techniques ainsi que des pays donateurs, notamment l’Allemagne, le Canada et la Suède.

« La rééligibilité de la RDC au PBF est à la fois une reconnaissance des progrès réalisés et un signal fort de l’urgence à agir. Les financements, bien que modestes, ont une valeur stratégique : ils s’attaquent aux causes profondes des conflits, telles que les tensions foncières, l’exploitation anarchique des ressources naturelles ou encore les flux financiers illicites », a-t-il déclaré.

Il a également mis en avant la dynamique de coopération renforcée avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, dans le but de mener des actions coordonnées et à fort impact. Ce nouveau cycle intervient dans un contexte diplomatique favorable à la RDC, récemment élue au Conseil de sécurité de l’ONU et toujours membre du Conseil des droits de l’homme, des mandats qui confortent son rôle dans la promotion de la paix et des droits humains au niveau international.

De son côté, le ministre Guylain Nyembo a insisté sur la portée politique et symbolique de cette relance : La RDC relance son partenariat avec l’ONU pour consolider la paix : Un nouveau cycle stratégique 2025-2029

Il a présenté les trois axes stratégiques du nouveau cycle :

1. Le renforcement de la gouvernance des mécanismes de paix et de prévention des conflits ;

2. Le soutien à la résilience des communautés vulnérables, en s’attaquant aux causes structurelles des conflits, notamment celles liées aux ressources naturelles ;

3. La protection des civils, des droits humains et de la justice, en cohérence avec le retrait progressif de la MONUSCO.

Le comité de pilotage conjoint aura pour mission d’assurer la coordination de ces priorités, avec l’appui du secrétariat du PBF, qui accompagnera les parties prenantes dans la mobilisation et la mise en œuvre.

La séance a aussi permis de dresser un état des lieux des projets en cours. Plusieurs gouverneurs des provinces bénéficiaires ont partagé leurs avancées et identifié des perspectives pour 2026, à la lumière des recommandations du comité.

Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET 

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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