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Kasaï-Central : un Bureau d’Âge aux commandes, sur fond de graves accusations de détournement
L’Assemblée provinciale du Kasaï-Central traverse une nouvelle zone de turbulences. Ce vendredi 6 juin 2025, un Bureau d’Âge a officiellement pris les rênes de l’organe délibérant, à la suite de pétitions visant les cinq membres du bureau sortant. Une transition sur fond de fortes tensions et d’accusations lourdes.
Mission cruciale
Le mandat du nouveau Bureau d’Âge est clair : examiner sans délai les pétitions à l’origine de cette crise institutionnelle. Ces recours, jugés sérieux, visent des griefs allant de la mégestion à des soupçons de détournement de fonds publics.
À l’issue de cet examen, le Bureau d’Âge devra organiser l’élection et l’installation d’un bureau définitif lors des prochaines plénières. Une étape indispensable pour restaurer la stabilité de l’institution et garantir la reprise normale de ses activités.
Une équipe de transition sous haute pression
Composé de Muanda Malombo Stéphane (Président), Mbambi Mutombo Jean Paul (Rapporteur) et Panda Kayembe Adel (Questeur), ce Bureau d’Âge a été désigné selon les critères habituels d’ancienneté ou d’âge. Il incarne désormais le garant de la légalité et de la transparence du processus de transition parlementaire.
Des accusations explosives
Le limogeage du bureau sortant repose sur des accusations particulièrement graves. Il est reproché aux anciens dirigeants de l’Assemblée une mauvaise gestion des affaires parlementaires, une incompétence manifeste dans l’exercice de leurs fonctions, mais surtout, un détournement présumé de 300 millions de Francs Congolais (FC), censés couvrir les émoluments des députés provinciaux. Une affaire explosive qui pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires et un séisme politique.
Une attente forte de la population
Dans une province minée par les crises politiques récurrentes, l’opinion attend du Bureau d’Âge qu’il fasse toute la lumière sur ces accusations, rétablisse l’ordre institutionnel et prépare l’avènement d’un leadership parlementaire digne, intègre et responsable.
MK Félicien/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
