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Kongo central: la tournée du gouverneur Atou Matubwana sème colère, dispute et bagarre !
Au lendemain de son investiture officielle comme gouverneur de la province du Kongo central, le gouverneur Atou Matubwana a entrepris une tournée de remerciements de ses administrés, ce jeudi 9 mai 2019. Cependant, cet événement a créé un désordre sans pareil tout au long du parcours du cortège du gouverneur sur la Route Nationale numéro 1.
En effet, arrivé à la bifurcation Kwilungongo, à quelques kilomètres de la cimenterie de Lukala, le gouverneur a balancé à la population la somme de 500 USD. Un geste qui a créé une bagarre sans précédent entre les personnes présentes sur lieux, toutes générations confondues, chacun faisant appel à ses muscles pour avoir sa part du butin.

Témoin de l’événement, le correspondant de CONGOPROFOND.NET a assisté à une bagarre générale sous un soleil accablant près de plus de 30°.
Poursuivant sa route, le cortège s’est arrêté à Kimpese où il a tenu un meeting en kikongo. Cette improvisation a bloqué la circulation pendant plus d’une heure, provoquant ainsi colère et grincements de dents des autres usagers de la route, notamment des voyageurs, des remorqueurs, des taximen, des mototaximen, etc.
« Ce genre de comportement est inacceptable ! Bloquer la route, c’est bloqué même l’économie de la province en cet instant », a fustigé un expatrié voyageur mécontent.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
